Une banderole « Remigration » a été accrochée jeudi sur la basilique de Saint-Denis par le collectif “Objectif Remigration”. La préfecture et la mairie LFI ont déposé plainte.

Banderole « Remigration » sur la basilique de Saint-Denis : la préfecture et la mairie LFI saisissent la justice
Un collectif identitaire a déployé ce jeudi matin un message « Remigration » sur l’échafaudage de la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. La préfecture de Seine-Saint-Denis et la municipalité LFI ont aussitôt annoncé leur intention de porter plainte.
Une intrusion sur un chantier classé
Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs individus ont forcé l’entrée du chantier de restauration de la basilique de Saint-Denis, monument historique appartenant à l’État. Ce chantier, baptisé Suivez la flèche, a pour objectif la reconstruction de la tour et de la flèche de l’édifice, l’un des joyaux du patrimoine national.
Les intrus ont installé une banderole de plusieurs mètres sur un échafaudage en façade, visible depuis la voie publique. Le mot « Remigration » y était inscrit en lettres larges. La remigration désigne une politique réclamée par certains mouvements patriotes visant à organiser l’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère résidant en France.
Un acte revendiqué par « Objectif Remigration »
Sur le réseau social X, le compte « Objectif Remigration » a immédiatement revendiqué l’action. Ce collectif se présente comme une structure nationale directement issue du groupuscule identitaire Les Natifs, déjà connu pour des actions similaires. En 2024, ce même groupe avait provoqué une vive polémique en accrochant une banderole en lien avec la participation de la chanteuse Aya Nakamura à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris.
Dans une vidéo diffusée face caméra, un membre du collectif a décrit la ville de Saint-Denis comme « le symbole du grand remplacement » et affirmé vouloir « lancer à l’échelle nationale une nouvelle dynamique identitaire ». Il a également visé indirectement la municipalité LFI, faisant référence au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, élu en mars dernier et déjà cible de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux depuis sa prise de fonctions.
Deux plaintes déposées, une condamnation unanime
La préfecture de Seine-Saint-Denis a réagi rapidement, qualifiant l’acte d’« action fermement condamnée » et précisant que le préfet avait décidé de déposer plainte « au vu du message raciste de cette banderole et s’agissant d’un bâtiment propriété de l’État ».

La Ville LFI de Saint-Denis a elle aussi annoncé engager des poursuites judiciaires, réclamant que « toute la lumière soit faite sur ces faits » et que les auteurs soient « identifiés et sanctionnés conformément à la loi ». Dans un communiqué, la mairie a qualifié l’acte de « grande lâcheté » et dénoncé « une nouvelle tentative des forces xénophobes de fracturer la société en s’appuyant sur des mots d’ordre haineux et violents ».

Un collectif qui cherche à monter en puissance
« Objectif Remigration » se positionne comme le bras national des Natifs, un groupuscule jusqu’alors actif principalement à l’échelle locale. En ciblant un monument d’envergure nationale comme la basilique royale de Saint-Denis, le collectif cherche manifestement à accroître sa visibilité médiatique et à recruter au-delà de son implantation initiale. Les autorités judiciaires sont désormais saisies.
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Ce groupe n’aurait effectivement pas dû accrocher cette banderole sur un édifice…
Ils disent tout haut, et montrent, ce que beaucoup de citoyens pensent….
Saint Denis n’a pas été choisi par hasard….