Christophe Ellul condamné à 4 ans avec sursis pour la mort d’Elisa Pilarski en forêt de Retz. Le chien Curtis, désigné coupable, sera tué. Le verdict du tribunal de Soissons.

Affaire Pilarski : quatre ans de prison avec sursis pour Christophe Ellul, le chien Curtis condamné à mort
Six ans après la mort d’Elisa Pilarski, retrouvée sans vie en forêt de Retz en novembre 2019, la justice a rendu son verdict ce jeudi 11 juin. Le tribunal correctionnel de Soissons a condamné Christophe Ellul à quatre ans d’emprisonnement avec sursis et ordonné que Curtis, le chien désigné comme l’auteur des morsures mortelles, soit tué.
Un verdict conforme aux réquisitions
Le tribunal correctionnel de Soissons a prononcé sa décision à l’issue d’une audience très attendue. Christophe Ellul, 51 ans, a été reconnu coupable d’homicide involontaire par agression d’un chien et condamné à quatre ans de prison assortis d’un sursis total. Dans la foulée, les juges ont ordonné là mort de Curtis, le chien de l’accusé, retenu dans un chenil depuis les faits.
Ce jugement est strictement conforme aux réquisitions formulées par la procureure de la République lors des débats. La magistrate avait alors qualifié l’animal de chien « hors de contrôle », en soulignant qu’il était « dangereux » au moment des faits et qu’il l’était « sans doute encore plus aujourd’hui ».
Ce que le tribunal a retenu contre Ellul
Les juges ont mis en avant deux éléments centraux pour établir la responsabilité pénale de Christophe Ellul. D’une part, l’introduction illégale de Curtis sur le territoire français. D’autre part, le dressage au mordant à leurre suspendu, une pratique formellement interdite en France, qui aurait conditionné l’animal à l’attaque.
Le tribunal a ainsi conclu qu’Ellul avait entraîné son chien de manière à le rendre particulièrement agressif, le rendant de ce fait responsable des comportements violents de l’animal.
Rappel des faits : une nuit tragique en forêt de Retz
En novembre 2019, le corps d’Elisa Pilarski, 29 ans, enceinte de six mois, est découvert en forêt de Retz, dans l’Aisne. La jeune femme présente plus de 56 plaies de morsures de dimensions variées. Elle se promenait seule avec Curtis lorsque le drame s’est produit.
Une battue à courre se tenait simultanément dans ce secteur de forêt, impliquant une meute de 21 chiens. Pourtant, les analyses génétiques réalisées au cours de l’enquête n’ont retrouvé l’ADN d’aucun de ces animaux sur la victime ni sur ses affaires personnelles. Seul l’ADN de Curtis a été identifié, orientant définitivement les soupçons vers lui.
Un accusé aux déclarations contradictoires
Tout au long de la procédure, Christophe Ellul a adopté une posture ambiguë. Présenté en costume noir à chacune des audiences, il avait d’abord réclamé des preuves formelles de la culpabilité de son chien : « Si Curtis est coupable, tuez-le, mais mettez des preuves sur la table. » Il avait pourtant semblé admettre, en cours d’audience, la possible implication de l’animal, avant de nier le lendemain avoir « fait des aveux ».
À noter que Curtis avait mordu Ellul lui-même au commissariat dans les heures suivant le décès de sa compagne, et avait également attaqué une bénévole de l’association qui l’avait pris en charge.
110 000 signatures pour sauver Curtis
L’annonce des réquisitions en faveur de l’euthanasie avait déclenché une vive mobilisation dans les milieux de défense animale. Deux pétitions en ligne avaient rapidement rassemblé près de 110 000 signatures réclamant que la vie de Curtis soit épargnée. Ces appels n’ont pas été entendus par le tribunal, qui a suivi la position du parquet sur ce point.
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Bonjour, c’est absolument dégueulasse,le chien va être tué,alors que le responsable est uniquement son » maître » qui l’a fait venir sur le territoire français illégalement si je ne trompe pas. Il s’en tire bien, et la jeune femme est morte à cause de lui. Justice n’as pas été rendue une fois de plus. 😡😡😡😡🤬🤬🤬🤬👿👿👿
Entièrement d’accord avec vous, ce verdict est aberrant…
Ça me dégoute car c’est le maître le responsable