Un homme endormi sur un banc de tramway à Montpellier violé par un inconnu sorti d’une soirée chemsex. L’agresseur, incarcéré, reconnaît les faits devant la cour d’appel.

Montpellier : un homme violé dans son sommeil à un arrêt de tramway, son agresseur devant la justice
Un homme s’assoupit sur un banc de la station de tramway Albert 1er, en plein cœur de Montpellier, après une soirée festive. Profitant de son inconscience, un passant le viole. Interpellé en moins de 48 heures, l’auteur des faits a comparu ce mardi 30 juin devant la cour d’appel de Montpellier pour demander sa remise en liberté.
Une nuit de Coupe du Monde tourne au cauchemar
Dans la nuit du 16 au 17 juin, aux alentours de trois heures du matin, un homme rentre chez lui après avoir regardé plusieurs matchs de la Coupe du Monde, dont la rencontre France-Sénégal. Épuisé par une soirée fortement arrosée, il décide de faire une pause et s’allonge sur un banc de la station de tramway Albert 1er, en plein centre de la métropole montpelliéraine, relate Le Midi libre.
Quelques minutes plus tard, c’est au son des voix des policiers et des pompiers qu’il reprend conscience. En se redressant, il constate que son pantalon est ouvert. Les forces de l’ordre lui expliquent alors qu’un inconnu a profité de son état d’inconscience pour commettre un viol. C’est un témoin, alerté par la scène, qui a donné l’alarme. À l’arrivée de la patrouille, l’auteur présumé avait déjà quitté les lieux.
Une enquête éclair grâce aux caméras municipales
La victime dépose plainte et visionne les images de vidéosurveillance municipale. Les enregistrements sont sans équivoque : on y voit distinctement un homme s’approcher du banc, ouvrir le pantalon de la victime endormie, puis commettre l’agression sexuelle.
Grâce à ces images, les enquêteurs identifient et interpellent rapidement le suspect à son domicile. Il s’agit d’un Montpelliérain de 40 ans, sans antécédent judiciaire, qui travaille dans le secteur culturel. Lors de sa garde à vue, il reconnaît les faits et explique qu’il revenait d’une soirée dite « chemsex » avec une personne rencontrée via une application de rencontres, au cours de laquelle il avait consommé d’importantes quantités de GBL et d’alcool. Il est placé en détention provisoire le 19 juin.
“Je ne me reconnais pas dans ce qui s’est passé”
Devant la cour d’appel de Montpellier ce mardi 30 juin, l’homme a sollicité sa remise en liberté. Il a reconnu pleinement sa responsabilité tout en exprimant un profond sentiment de honte. Affirmant avoir « repris ses esprits en cours d’acte », il a également évoqué une addiction à l’alcool et aux stupéfiants, ainsi qu’un « problème avec sa sexualité ».
Son avocat a mis en avant un parcours personnel douloureux : son client aurait lui-même été victime d’un viol durant son adolescence, un traumatisme qu’il n’aurait jamais confié à quiconque. « Il sait que son acte est extrêmement grave. C’est un homme profondément touché par ce qu’il a commis », a plaidé la défense.
Le parquet s’oppose fermement à la libération
L’avocat général a rejeté catégoriquement toute mesure de remise en liberté, invoquant un risque majeur de récidive. Dans une formulation particulièrement vive, le magistrat a questionné l’équité d’une situation où ce serait à la victime d’adapter sa vie pour éviter de croiser son agresseur, pendant que celui-ci reprendrait une existence ordinaire sans avoir réglé ses addictions.
La décision de la cour d’appel est attendue le 7 juillet prochain.
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