À Saint-Brieuc, un mineur originaire du Congo, mis en examen pour tentative de meurtre et de viol, serait en réalité âgé d’au moins 14 ans selon des expertises.

Tentative de viol et de meurtre à Saint-Brieuc : l’âge du mineur mis en examen remis en cause par les expertises
Mis en examen après une violente agression à Saint-Brieuc, un mineur présenté comme âgé de 10 ans pourrait en réalité être un adolescent d’au moins 14 ans. Un élément déterminant pour la suite judiciaire.
Une attaque au couteau en pleine sortie sportive
Le 15 juin, dans la vallée du Gouëdic à Saint-Brieuc, une joggeuse de 22 ans est agressée alors qu’elle court sur un axe fréquenté.
Un individu l’aborde et lui intime de se déshabiller. Face à son refus, il lui porte deux coups de couteau, à l’abdomen et au bras, avant de s’enfuir. Une enquête est immédiatement ouverte.
Un suspect interpellé et mis en examen
Le 23 juin, les forces de l’ordre interpellent un individu correspondant au signalement de la victime. Un couteau compatible avec l’arme utilisée est retrouvé dans son sac.
Lors de son audition, le suspect reconnaît les faits. Il est mis en examen pour tentative de meurtre et tentative de viol avec arme.
Un mineur arrivé du Congo récemment
Le mis en examen, présenté initialement comme âgé de 10 ans et demi selon ses documents d’identité, est originaire de République démocratique du Congo. Il serait arrivé en France environ un an avant les faits et vivait avec son père, relate Le Télégramme.
Il était jusque-là scolarisé en classe de CM1.
Des doutes sur l’âge réel
Très tôt, des incohérences apparaissent. La morphologie du suspect et la fiabilité incertaine des documents fournis conduisent le parquet de Saint-Brieuc à ordonner des examens médicaux.
Une expertise osseuse est notamment réalisée afin d’évaluer son âge réel.
Des conclusions qui pourraient tout changer
Selon les premiers résultats, le mis en examen serait en réalité âgé d’au moins 14 ans. Un écart significatif par rapport à l’âge déclaré.
Si ces conclusions sont confirmées, elles pourraient modifier en profondeur la qualification judiciaire et les mesures susceptibles d’être prises à son encontre.
Un enjeu pénal déterminant
En droit français, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent faire l’objet de peines privatives de liberté. Seules des mesures éducatives sont possibles.
Au-delà de cet âge, la justice peut prononcer une détention provisoire et des sanctions pénales, en tenant compte de l’excuse de minorité.
La confirmation d’un âge supérieur à 13 ans ouvrirait donc la voie à des poursuites plus sévères.
Une problématique récurrente
L’affaire met en lumière la question de la fiabilité des documents d’identité dans certains parcours migratoires, et les difficultés pour la justice d’établir avec certitude l’âge réel de certains mineurs.
Dans ce dossier, les expertises médicales pourraient s’avérer déterminantes pour la suite de la procédure.
La présomption d’innocence demeure et l’enquête se poursuit afin d’établir précisément les faits et l’âge du mis en examen.
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