Biarritz : l’effondrement soudain d’une falaise près du phare a tué une plongeuse de 33 ans. Un homme de 34 ans reste introuvable. Les recherches continuent.

Biarritz : une falaise s’effondre sur des plongeurs, une femme tuée et un homme porté disparu
Un pan de falaise d’environ 2 000 mètres cubes s’est brutalement détaché mercredi 24 juin 2026 en soirée, près du phare de Biarritz, ensevelissant plusieurs plongeurs. Une femme de 33 ans a perdu la vie. Un homme de 34 ans demeure introuvable. Les secours sont à pied d’œuvre.
Un effondrement soudain en pleine soirée estivale
C’est peu après 20 heures, mercredi 24 juin 2026, que le drame a frappé la côte basque, relate La Nouvelle République. Un imposant bloc rocheux, estimé à environ 2 000 mètres cubes, s’est détaché d’une falaise surplombant la mer aux abords du phare de Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le secteur jouxte la plage du Miramar, qui était ce soir-là particulièrement fréquentée : la ville venait d’enregistrer des températures dépassant les 40 °C, poussant les habitants et les touristes à se masser au bord de l’eau.
L’impact a été immédiat et spectaculaire. Un jet d’eau a jailli en hauteur, générant une vague soudaine qui a heurté plusieurs usagers de la mer. Des témoins ont décrit un bruit sourd, semblable à un coup de tonnerre, avant de voir une portion entière de la falaise disparaître dans les flots. Un trou béant est désormais visible à l’extrémité de l’escarpement.
Une plongeuse morte, un homme toujours enseveli
Parmi les victimes directes figurent trois plongeurs originaires de la région, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. L’un d’eux, un homme de 34 ans, est porté disparu depuis le soir de l’accident, très probablement enseveli sous les décombres rocheux. Une femme de 33 ans, sa partenaire de plongée, a été retrouvée sans vie par les sapeurs-pompiers peu après l’éboulement. Un troisième plongeur, lui aussi présent au moment des faits, a pu être secouru : physiquement indemne, il était en état de choc sévère au moment de sa prise en charge.
Le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) a par ailleurs signalé deux autres personnes « indemnes mais très choquées » parmi les individus présents à proximité immédiate.
Les recherches suspendues puis reprises après expertise
Dans la nuit et dans la matinée du jeudi 25 juin, les opérations de recherche ont été temporairement interrompues pour permettre une évaluation de la stabilité de la falaise, condition indispensable pour garantir la sécurité des équipes de secours. Elles ont repris vers 8 h 20, dès que les experts mandatés par la préfecture ont donné leur feu vert.
La question d’un nouvel effondrement préoccupe les autorités. Des barrières métalliques ont été installées dès le jeudi matin pour bloquer l’accès à la plage Bernain, encaissée entre le phare et la plage du Miramar. La mairie de Biarritz, dirigée depuis mars dernier par l’ancien international de rugby Serge Blanco, a pris un arrêté municipal interdisant l’accès, la baignade et la navigation dans un périmètre de 300 mètres autour du pied de la falaise.
Des panneaux d’avertissement ignorés
Ce drame soulève une question difficile : les mises en garde étaient pourtant visibles. Un panneau de grande taille signalant une « zone dangereuse » et des « éboulements permanents » était affiché à l’entrée de la plage Bernain, avec la mention explicite « Au-delà de ce panneau, accès interdit ». Des témoins confirment pourtant que de nombreux baigneurs s’y rendaient régulièrement, attirés par la tranquillité relative du site, à l’écart de la foule.
Renaud Fabier, président du club de surf Grande Plage Biarritz, affirme avoir redouté « un drame terrible » deux heures avant l’accident, en raison des conditions météorologiques extrêmes. Il réclame désormais l’interdiction de baignade à moins de 20 mètres de la falaise et prévient : « À mon avis, ça va recommencer. »
Un risque connu de longue date
Ce n’est pas la première fois que ce secteur du littoral basque est touché par des éboulements. Une association locale de protection de la falaise — qui s’étend de la plage du Miramar jusqu’à la plage de la Chambre d’Amour, sur la commune voisine d’Anglet — rappelle que des chutes de roches similaires ont déjà eu lieu en juin 2018 et en avril 2008. Ce contexte donne une résonance particulière à la tragédie de mercredi soir et pose la question de la gestion des risques géologiques sur les côtes très fréquentées en période estivale.
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