Un trafic d’armes de guerre franco-suisse démantelé dans l’Oise : 12 arrestations, un policier mis en cause pour corruption. Détails de l’enquête.

Trafic d’armes de guerre : un réseau franco-suisse démantelé dans l’Oise, un policier mis en cause
Un vaste coup de filet vient de mettre fin à un trafic d’armes de guerre reliant la France et la Suisse. Douze personnes ont été interpellées, dont un policier soupçonné d’avoir utilisé ses accès professionnels pour faciliter les activités du réseau.
Un réseau structuré basé dans l’Oise
Le parquet de Lille a confirmé le démantèlement d’un réseau organisé de fabrication et de vente d’armes de guerre, principalement implanté dans l’Oise, relate Actu Oise. Cette organisation s’approvisionnait en partie en Suisse avant de redistribuer son arsenal sur l’ensemble du territoire national.
L’ampleur du trafic donne la mesure de la menace : 23 armes à feu ont été saisies, dont des fusils d’assaut, des grenades, ainsi que des pains d’explosifs de type C4 et TNT accompagnés de leurs détonateurs. Plus de 100 000 euros en espèces ont également été récupérés lors des perquisitions.
Une opération d’envergure menée sur deux pays
L’enquête, ouverte depuis trois mois, a débouché le 26 juin 2026 sur une opération coordonnée d’ampleur. Douze interpellations ont eu lieu, dix en France et deux en Suisse, mobilisant environ 120 policiers français.
Cette opération a bénéficié du soutien des services de police de la Somme, de l’Oise et du Nord, ainsi que de l’appui d’Europol, l’agence européenne de coopération policière, selon les précisions apportées par le parquet de Lille.
Un policier visé par une enquête pour corruption
Neuf personnes ont été mises en examen pour fabrication ou commerce sans autorisation de matériels de guerre en bande organisée, détention et cession de matériel de guerre en réunion, ainsi que participation à une association de malfaiteurs.
Le chef présumé du réseau, ainsi qu’un fonctionnaire de police suspecté d’avoir facilité ce trafic par la consultation de fichiers policiers, ont été placés en détention provisoire, tout comme six autres membres présumés du réseau. Leur mise en examen inclut également le chef de corruption et de recel de biens issus de la corruption.
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