Thun-Saint-Martin : un homme de 47 ans condamné pour non-assistance à personne en danger après avoir refusé d’aider une victime de viol.

Non-assistance à personne en danger : il refuse d’aider une victime de viol, condamné par le tribunal de Cambrai
Un homme de 47 ans a été jugé pour non-assistance à personne en danger, près de quatre ans après avoir refusé de venir en aide à une femme victime de viol à Thun-Saint-Martin. Son ami, auteur des violences sexuelles, avait déjà été condamné lors d’une précédente audience.
Une victime livrée à elle-même
Les faits remontent au 24 septembre 2022, vers 7h30, à Thun-Saint-Martin, relate La Voix du Nord. Le prévenu se rend chez un ami pour effectuer des travaux chez une connaissance commune. En arrivant sur les lieux, il entend des cris, puis voit la compagne de son ami sortir vêtue d’une simple chemise de nuit.
Selon la victime, elle lui demande alors de lui prêter son téléphone pour joindre les gendarmes. L’homme refuse. « Ce ne sont pas mes affaires, je ne veux pas d’histoires », lui aurait-il répondu, selon les déclarations rapportées à l’audience.
« Je me suis vue mourir plusieurs fois »
Contrainte de trouver une autre solution, la victime reprend son véhicule et se rend chez sa mère, d’où elle alerte finalement les forces de l’ordre pour signaler un viol accompagné de violences physiques.
Devant le tribunal, elle a livré un témoignage bouleversant sur les instants vécus : « Je le suppliais d’arrêter et je me demandais quand mon calvaire allait s’arrêter. Je me suis vue mourir plusieurs fois. » Elle affirme également avoir crié à l’aide au moment où des coups étaient portés à la porte.
Son avocate a insisté sur les nombreuses blessures physiques constatées sur sa cliente, ainsi que sur les séquelles psychologiques durables laissées par cette agression. Selon elle, le prévenu « ne pouvait ignorer qu’elle était en détresse » au moment des faits.
Une défense fondée sur la méprise
De son côté, le quadragénaire a maintenu ne pas avoir mesuré la gravité de la situation. « Pour moi, c’était une dispute de couple. Ils se disputaient souvent. J’ai entendu crier, mais pas appeler au secours. Je n’ai pas compris qu’elle était en danger », a-t-il déclaré à la barre.
Son avocate a plaidé la méprise, soutenant que son client « n’imaginait pas que son ami puisse commettre de tels actes ».
Trois mois de sursis et réparation pour la victime
Le tribunal de Cambrai a finalement condamné l’homme à trois mois de prison avec sursis simple pour non-assistance à personne en danger. Il devra également lui verser 300 euros au titre du préjudice moral.
(Merci Rudy van Cappellen)
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C’est triste de voir ce genre de comportements, aurai-je été plus courageux que cet homme ⁉️Je pense que oui mais avant de juger faut-il avoir vécu cela ❗