Dans l’Ain, un pompier a été grièvement blessé au cutter par l’homme qu’il secourait. Le suspect, clandestin algérien sous OQTF, a été placé en détention.

Ain : un pompier défiguré au cutter par l’homme qu’il venait secourir
Un sapeur-pompier a été violemment agressé au cutter le 27 juillet dernier à Montréal-la-Cluse, dans l’Ain, alors qu’il portait secours à son agresseur. L’homme, âgé de 48 ans et visé par une obligation de quitter le territoire français, a été placé en détention provisoire. Son procès se tiendra en octobre.
Une intervention qui tourne au drame
Les secours avaient été appelés pour prendre en charge un homme en difficulté, relate Le Progrès. La situation a rapidement dégénéré. L’individu s’en est pris avec une extrême violence à l’un des pompiers venus l’assister, avant de retourner sa colère contre le véhicule de secours lui-même.
Selon les éléments rapportés, l’homme a d’abord multiplié les coups de tête contre la carrosserie du véhicule d’assistance aux victimes, allant jusqu’à briser la vitre arrière. Il s’est ensuite muni d’un cutter pour s’attaquer directement au pompier.
Des blessures graves au visage
L’agression a laissé des séquelles physiques importantes chez la victime. Le pompier a été coupé au niveau du nez, avec une plaie s’étendant de l’oreille jusqu’à la mâchoire. Ces blessures ont entraîné trente jours d’incapacité totale de travail, illustrant la gravité de l’attaque subie par le secouriste dans l’exercice de ses fonctions.
Un profil sous le coup d’une mesure d’expulsion
L’auteur des faits, âgé de 48 ans et de nationalité algérienne, se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français au moment des faits. Il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), mesure administrative visant les étrangers dont le séjour n’est pas régularisé.
L’homme n’apparaît pas comme ayant des antécédents judiciaires connus. D’après les informations recueillies, il n’entretiendrait plus de contact avec sa compagne et ses deux enfants, restés en Algérie, où il exerçait la profession d’aide-soignant avant son départ.
Une mise en détention en attendant le procès
Face à la gravité des faits, la justice a décidé de placer le mis en cause en détention provisoire. Il devra répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel en octobre prochain. L’homme encourt une peine maximale de sept ans d’emprisonnement, assortie d’une amende pouvant atteindre 100 000 euros.
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Ces attardés sont une catastrophe pour nous. Je ne peux que souhaiter que le pompier s’en tire le moins mal possible.