Paris : un jeune homme confond deux policières avec des cambrioleuses et les attaque au couteau. Condamné à un an de prison. Récit complet.

Paris : il confond deux policières avec des cambrioleuses et les attaque au couteau japonais
Un jeune homme de 24 ans, sans antécédent judiciaire, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir violemment agressé deux policières de la Bac, qu’il avait prises pour des cambrioleuses. Un quiproquo qui aurait pu tourner au drame.
Une intervention qui bascule dans le chaos
Les faits remontent au mardi 4 août, en plein après-midi, dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris, relate Le Parisien. Prévenu par son père, alors en vacances, du déclenchement d’une alarme dans son appartement, Elliott, 24 ans, se précipite sur place. Convaincu qu’un cambriolage est en cours, il se munit d’un couteau japonais, une arme qu’il avait déjà utilisée quinze jours plus tôt pour faire fuir des intrus chez sa mère.
Dans le même temps, le père et le fils alertent également la police. Un équipage de la brigade anticriminalité (Bac) se rend sur les lieux : deux agents empruntent les escaliers, deux autres l’ascenseur. À 16h20, l’intervention, jugée banale au départ, dégénère brutalement.
Un face-à-face brutal dans l’ascenseur
Lorsque la porte de l’ascenseur s’ouvre, les deux policières se retrouvent face à Elliott, couteau en main. Selon leur témoignage, l’une d’elles annonce immédiatement sa qualité de policière avant de lui demander de s’identifier. En retour, le jeune homme pose la même question, puis frappe une première policière à la tempe avec l’arme, avant de retourner le couteau et de frapper les deux agentes à plusieurs reprises. La scène ne prend fin qu’avec l’intervention des deux autres fonctionnaires, qui parviennent à le maîtriser.
De son côté, Elliott affirme n’avoir jamais entendu l’annonce de la qualité de policière et assure avoir cru affronter les mêmes cambrioleurs que quinze jours auparavant. « J’ai eu peur, j’ai paniqué », a-t-il déclaré à la barre, assisté de son avocate, Me Iseut Mertzweiller.
Consommation de stupéfiants et « crise de paranoïa »
L’enquête et les débats à l’audience ont mis en lumière une consommation régulière de cocaïne et de cannabis chez le prévenu. Selon le procureur, cette consommation aurait provoqué un « effet tunnel » et une véritable crise de paranoïa au moment des faits, expliquant en partie le déchaînement de violence.
Le parquet avait requis cinq mois de prison. Le tribunal a finalement prononcé une peine plus lourde : un an d’emprisonnement, assorti d’un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.
Des victimes encore marquées par le choc
À l’audience, les deux policières, encore visiblement affectées, portaient des hématomes sur les bras et le visage. Leurs tremblements et sanglots, difficilement contenus, témoignaient d’un traumatisme toujours vif trois jours après les faits. L’une d’elles avait même dégainé son arme de service face à la menace du couteau, sans toutefois faire feu.
Devant ce jeune entrepreneur du secteur financier, décrit comme brillant mais immature, la présidente du tribunal a fermement rappelé les dangers de vouloir « faire l’ordre » soi-même, arme blanche à la main. Une leçon résumée en une phrase : sans couteau, pas de drame.
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