Dans les Vosges, trois cloches historiques ont été volées au musée de l’ancienne fonderie de Robécourt. L’association porte plainte et s’inquiète pour l’avenir du lieu.

Vosges : trois cloches historiques dérobées dans un musée de Robécourt
Dans la nuit du 4 au 5 août, des malfaiteurs ont dérobé trois cloches pesant respectivement 322, 250 et 150 kg au musée de l’ancienne fonderie de Robécourt, dans les Vosges. L’association qui gère le site a porté plainte, dénonçant une perte patrimoniale majeure pour ce lieu unique en Lorraine.
Un vol méthodique et bien préparé
L’effraction a eu lieu par une porte en bois située sur le côté du bâtiment, invisible depuis la route départementale, relate Le Parisien. Une fois entrés, les auteurs du vol ont pu agir sans être vus, profitant de la tranquillité de ce village de 120 habitants où la seule maison faisant face à l’entrée du musée était inoccupée, son propriétaire étant alors en vacances.
Selon Michel Barret, vice-président de l’association gestionnaire, les voleurs ont nécessairement utilisé des cordes et des transpalettes pour déplacer les trois cloches, entreposées dans des pièces distinctes du musée. « Ils ont dû y passer du temps pour tout charger », estime-t-il.
Un musée vidé de ses pièces maîtresses
Au-delà des trois cloches principales, ce sont l’ensemble des pièces exposées qui ont disparu, y compris les plus petites, d’une dizaine de kilos. Les vitrines du musée sont désormais vides, ne laissant subsister que l’outillage utilisé autrefois dans cette fonderie.
Créée au XIXe siècle, la fonderie de Robécourt a produit environ 7 000 cloches entre 1847 et 1939, principalement destinées aux églises françaises. Fermée depuis, elle avait été transformée en musée par une association investie depuis 2009, dernière structure de ce type en Lorraine.
La valeur du métal, mobile probable du vol
Pour Michel Barret, le mobile des voleurs réside dans la valeur marchande de la matière première. Une cloche traditionnelle contient environ 78% de cuivre rouge ; une fois fondue, l’étain s’évapore et il reste un bronze revendable autour de 16 euros le kilo. Avec près de 800 kg de métal dérobé, le calcul économique explique en partie l’ampleur du cambriolage.
Une plainte déposée dans un contexte déjà difficile
L’association a déposé plainte le vendredi 7 août. Ce vol survient alors que le musée devait déjà faire face à des travaux de mise aux normes, l’un de ses murs menaçant de s’effondrer. Le 18 août, une convention devait être signée avec la Fondation du Patrimoine pour lancer une souscription destinée à financer ces réparations.
Pour les membres de l’association, majoritairement âgés, ce vol représente un coup dur supplémentaire après des années d’investissement bénévole. Ils espèrent pouvoir retrouver au moins une des cloches en bon état.
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Le préjudice patrimoniale est important !
Ceux qui qui rachètent ces objets pour les fondre sont autant responsables que les voleurs.
Pour dissuader les receleurs, les peines encourues devraient aller jusqu’à la saisie de l’entreprise, qui accepterait de le rachat de ces œuvres d’art…..