Mantes-la-Jolie : un adolescent de 17 ans condamné à un an de prison pour avoir scié un mât de vidéoprotection, sous des jets de projectiles visant la police.

Mantes-la-Jolie : un adolescent condamné pour avoir scié un mât de vidéoprotection
Un mât supportant une caméra de vidéoprotection a été mis à terre dans la nuit du 30 au 31 juillet à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. L’un des deux auteurs présumés, un mineur de 17 ans, a depuis été condamné par le tribunal judiciaire de Versailles.[faitsdivers365]
Un mât abattu en pleine nuit dans le quartier du Val-Fourré
Vers 3h50, deux individus ont été surpris en train de scier le pied d’un mât de vidéoprotection à l’angle des rues Marie-Laurencin et du Docteur-Bretonneau, dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie. La structure, une fois sciée, s’est effondrée au sol avant l’arrivée des forces de l’ordre, relate Info Normandie.
À l’arrivée des policiers, les deux suspects ont pris la fuite dans des directions différentes. L’un est parvenu à s’échapper, tandis que le second a tenté de se dissimuler dans un buisson avant d’être interpellé après avoir, selon les fonctionnaires, opposé une forte résistance.
Des policiers pris pour cible par des jets de projectiles
L’intervention s’est rapidement dégradée sur le terrain. Les fonctionnaires présents sur place ont essuyé de nombreux jets de projectiles, contraignant les autorités à dépêcher des équipages de la brigade anticriminalité (BAC) en renfort pour sécuriser leur retrait du secteur.
Des indices matériels et des images accablantes
Les investigations menées par la suite ont permis de réunir plusieurs éléments à charge contre le suspect interpellé, un adolescent de 17 ans domicilié à Mantes-la-Jolie. Sa doudoune portait des traces de brûlure, tandis qu’une odeur caractéristique de métal chauffé ou meulé se dégageait de ses mains.
L’élément le plus déterminant reste toutefois issu d’une autre caméra de vidéoprotection, qui aurait filmé l’intégralité de la scène, depuis l’attaque du mât jusqu’à l’interpellation. Selon les enquêteurs, le jeune homme apparaissait distinctement sur ces images.
Une garde à vue marquée par le déni
Durant sa garde à vue, l’adolescent a contesté toute implication dans les faits qui lui étaient reprochés. Il a également refusé que son téléphone portable soit soumis à une exploitation technique et a maintenu sa version des faits lors d’une confrontation organisée avec les policiers intervenus lors de son interpellation.
Une condamnation à un an de prison, dont six mois avec sursis
À l’issue de sa garde à vue, le mineur a été déféré devant le tribunal judiciaire de Versailles. Il a été condamné à douze mois d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, accompagné de plusieurs obligations et d’une interdiction de paraître à Mantes-la-Jolie.
La question d’un éventuel aménagement des six mois de prison ferme doit désormais être tranchée par le juge de l’application des peines.
Pourquoi les caméras de vidéoprotection sont-elles ciblées ?
Les caméras de vidéoprotection font régulièrement l’objet de dégradations visant à réduire la surveillance d’un secteur et à compliquer l’identification des auteurs d’infractions. Dans certains quartiers, leur destruction peut notamment répondre à un objectif précis : préserver des points de deal ou des zones utilisées pour des trafics.
(Merci Yann Bourguignon)
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