Un ouvrier agricole de 45 ans a été condamné à deux ans de prison ferme pour onze incendies volontaires au chalumeau dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire.

Onze incendies volontaires au chalumeau : un ouvrier agricole condamné à deux ans de prison ferme dans les Deux-Sèvres
Le tribunal correctionnel de Niort a prononcé une peine de trois ans de prison, dont un an avec sursis, à l’encontre d’un homme de 45 ans reconnu coupable d’avoir allumé onze feux entre fin juillet et début août 2026 dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire.
Une série de départs de feu qui intrigue les enquêteurs
Entre le 25 juillet et le 7 août 2026, une vague inhabituelle de départs de feu a mobilisé les secours dans le nord des Deux-Sèvres ainsi qu’en Maine-et-Loire. Onze sinistres distincts, tous d’origine suspecte, ont fini par attirer l’attention des forces de l’ordre, sans qu’aucune piste ne se dégage immédiatement.
L’affaire a connu son épilogue le 7 août, lorsqu’une patrouille de gendarmerie a repéré un véhicule stationné à proximité d’un nouveau foyer d’incendie. Le conducteur, résident d’une commune déjà touchée par les flammes, a été interpellé puis placé en garde à vue, rapporte L’Indépendant.
Des aveux rapides et un mode opératoire identifié
Face aux enquêteurs, l’homme, âgé de 45 ans et exerçant comme ouvrier agricole, a rapidement reconnu l’ensemble des faits. Son mode opératoire consistait à utiliser un chalumeau pour enflammer la végétation environnante. Les investigations ont par ailleurs révélé qu’il était déjà connu des services de police pour des faits antérieurs de dégradations par moyen dangereux.
Des hallucinations auditives évoquées pour justifier les actes
Interrogé sur les motivations de ses agissements, le mis en cause a évoqué un “ras-le-bol” général et affirmé avoir “entendu des voix” lui ordonnant de mettre le feu. Lors de l’audience, sa santé mentale a occupé une place centrale dans les débats. Son profil a été qualifié de “personnalité inquiétante”, les experts évoquant une pathologie dépressive sous-jacente susceptible d’avoir favorisé ce passage à l’acte répété.
Une réponse judiciaire ferme
Jugé en comparution immédiate, l’accusé a été confronté à une position sans ambiguïté du parquet. La procureure de la République, Dorothée Dietz, a insisté sur le caractère intentionnel des onze départs de feu, écartant toute hypothèse de négligence ou d’accident, malgré une intervention rapide des secours ayant limité les dégâts.
Conformément aux réquisitions, les magistrats ont condamné le prévenu à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, soit deux années de détention ferme. La peine s’accompagne d’un suivi socio-judiciaire de quatre ans et d’une obligation de soins psychiatriques, destinée à limiter le risque de récidive.
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