Déjà sous bracelet électronique, un homme frappe son ex-compagne à Villefranche. Le tribunal l’a condamné à de la prison ferme.

Sous bracelet électronique, il agresse son ex-compagne en pleine rue et retourne en prison
Jugé ce jeudi par le tribunal de Villefranche-sur-Saône, un homme de 30 ans a été condamné pour avoir violenté son ex-compagne à Béligny. Déjà soumis à un bracelet électronique pour d’autres faits, il a tenté de retourner la situation en se présentant comme victime d’un complot.
Une dispute qui dégénère en pleine rue
Les faits remontent au 31 juillet, relate Le Progrès. Après un échange de messages houleux, l’homme se rend chez son ex-compagne, où une première altercation éclate. La séparation semble actée et les deux ex-conjoints se quittent apparemment en bons termes.
Quelques minutes plus tard, ils se retrouvent par hasard sur un banc, en pleine rue. La situation dégénère alors rapidement. Selon le récit de la victime aux enquêteurs, l’homme la pousse au sol avant de lui porter plusieurs coups à la tête et aux jambes.
Dès le lendemain, la jeune femme dépose plainte. Un certificat médical constate cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Une version des faits totalement différente à la barre
Face aux juges, le prévenu livre un récit radicalement opposé. Il se présente lui-même comme la victime d’un harcèlement continu de son ex-compagne, affirmant qu’elle multipliait les tentatives de contact malgré son numéro bloqué.
Concernant la soirée du 31 juillet, il minimise son geste : selon lui, il se serait simplement défendu face à une réaction jugée disproportionnée de la jeune femme. Il va jusqu’à remettre en cause la crédibilité du témoignage recueilli, évoquant un lien de proximité avec la victime qui, selon lui, invaliderait sa parole.
Interrogé sur les motivations qui auraient poussé son ex-compagne à porter plainte, il développe une théorie complexe : une manœuvre organisée pour le faire replacer en détention, profitant de sa situation de fragilité liée à son placement sous surveillance électronique. Cette mesure lui avait été imposée depuis avril, dans le cadre de plusieurs condamnations antérieures, dont la plus récente concernait une conduite sans permis assortie de rébellion.
Le tribunal tranche : retour en détention
Les explications avancées par le prévenu n’ont pas convaincu la juridiction. Les blessures constatées sur la victime, notamment un hématome visible au niveau du tibia, ont pesé dans la décision des magistrats.
La victime n’a pas souhaité s’exprimer à la barre durant l’audience. Les juges ont suivi les réquisitions de la procureure et prononcé une peine de huit mois de prison avec sursis, assortie d’un mandat de dépôt. Contrairement à sa précédente condamnation, exécutée à domicile, l’homme effectuera cette fois sa peine derrière les barreaux.
Numéros d’aide et d’urgence
En cas de violences conjugales ou de danger immédiat, composez le 17. Pour un accompagnement gratuit, anonyme et confidentiel, contactez Violences Femmes Info au 3919, un service accessible 24h/24 et 7j/7.
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