Le député Philippe Brun a été suspendu du PS après des accusations de violence et écarté de la primaire à gauche pour 2027. Détails.

Philippe Brun suspendu du Parti socialiste après des accusations de violence, écarté de la primaire à gauche
Le député Philippe Brun, qui briguait une place parmi les candidats à la primaire de la gauche en vue de 2027, a été suspendu du Parti socialiste ce mercredi 16 septembre. En cause : des accusations de violence portées à son encontre, selon la commission d’organisation du scrutin.
Une suspension actée en pleine primaire
La commission d’organisation de la primaire à gauche a confirmé la suspension de Philippe Brun quelques heures avant la publication de la liste définitive des candidats. Une source proche du dossier a précisé qu’aucune accusation à caractère sexuel n’était en cause, sans détailler davantage la nature des faits reprochés.
Le député, qui avait pourtant réuni l’ensemble des parrainages nécessaires pour concourir, se retrouve ainsi écarté du scrutin à la veille de son lancement officiel.
Le député dénonce une procédure précipitée
Dans un communiqué diffusé sur X ce mercredi matin, Philippe Brun a indiqué avoir appris “avec stupeur” sa suspension “conservatoire” du parti. Il explique qu’une ancienne collaboratrice, licenciée par ses soins pour faute grave, aurait saisi la direction du Parti socialiste la veille au soir, aux alentours de 23h50, pour des faits qu’elle estime “pouvant être qualifiés pénalement”.
Le parlementaire affirme n’avoir aucune connaissance précise des accusations formulées contre lui et n’avoir été entendu par aucune instance du parti avant cette décision. Il dénonce une procédure expéditive, soulignant qu’un signalement transmis en pleine nuit a suffi à écarter un candidat ayant pourtant satisfait à toutes les conditions de participation.
Cinq candidats retenus pour la primaire
La liste officielle communiquée par la commission d’organisation retient finalement cinq prétendants pour représenter la gauche sociale-démocrate à l’élection présidentielle de 2027 : Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal.
L’éviction de Philippe Brun, qui devait être le sixième candidat en lice, a créé la surprise au sein même de l’organisation du scrutin. Un participant à la primaire a qualifié cette annonce de “coup de tonnerre” auprès de BFMTV, révélant l’ampleur de l’onde de choc provoquée par cette décision de dernière minute.
Une affaire encore à éclaircir
À ce stade, ni la teneur exacte des accusations ni les suites judiciaires éventuelles n’ont été précisées. Philippe Brun conteste fermement la méthode employée et réclame davantage de transparence sur les éléments qui ont motivé sa suspension.
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