Une femme de 32 ans, suspectée d’avoir dégradé 96 tombes catholiques à Maizières-lès-Metz, a été hospitalisée d’office. L’enquête se poursuit.

Moselle : la femme suspectée d’avoir profané une centaine de tombes hospitalisée d’office
À Maizières-lès-Metz, une femme de 32 ans soupçonnée d’avoir dégradé 96 tombes catholiques dans le cimetière ancien de la commune a vu sa garde à vue levée mardi soir, son état de santé étant jugé incompatible avec la mesure. Elle avait été interpellée quelques heures plus tôt après s’être présentée spontanément aux gendarmes sur les lieux.
Une découverte matinale qui alerte les riverains
Vers 6h50 mardi 15 septembre, des habitants de cette commune de 11 000 habitants, située en périphérie de Metz, signalent à la gendarmerie des dégradations dans le cimetière ancien de la ville. Sur place, les enquêteurs constatent l’ampleur des faits : 96 tombes présentent des dégâts. Croix et crucifix, posés ou scellés sur les sépultures, ont été brisés puis rassemblés au sol à différents endroits du cimetière, relate Corse matin.
Une enquête de flagrance est immédiatement ouverte pour “violation ou profanation de sépulture ou monument édifié à la mémoire des morts”, motivée par l’appartenance religieuse supposée des défunts concernés.
Une suspecte qui se rend spontanément
Dans l’après-midi, alors que les forces de l’ordre sont toujours mobilisées sur les lieux, une femme de 32 ans se présente d’elle-même aux gendarmes. Elle reconnaît avoir commis les dégradations et est aussitôt placée en garde à vue.
Mais cette mesure ne durera que quelques heures. Le procureur de Metz, David Touvet, annonce mardi soir dans un communiqué que “l’état de la mise en cause a été jugé incompatible avec la poursuite de la mesure de garde à vue, qui a été levée ce soir suite à son hospitalisation d’office”. Le magistrat précise que les investigations se poursuivent et que la garde à vue reprendra “dès lors que l’état de l’intéressée le permettra”.
Des réactions politiques unanimes
L’affaire suscite une vive émotion parmi les élus et représentants de l’État. Le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, condamne “avec la plus grande fermeté” ces actes, rappelant dans un communiqué que “les lieux de sépulture doivent demeurer des espaces de dignité, à l’abri de toute forme de violence ou de profanation”.
De son côté, le maire (LR) de Maizières-lès-Metz, Julien Freyburger, exprime sur les réseaux sociaux son “indignation” face à cet “acte scandaleux”. Selon lui, les dégradations visent “une cible nette, la religion catholique, dont les symboles ont été visés précisément et systématiquement”. L’édile appelle à une “condamnation exemplaire” du ou des auteurs, dénonçant “ce vandalisme lâche d’une rare violence”.
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C’est inadmissible, inacceptable !!
On voit bien que c’est la religion catholique qui est visée !!
Un parti politique a critiqué et visé les chrétiens !! Le résultat si la personne est un peu « détraquée », elle fait n’importe quoi !! C’est une honte !!