Un détenu de 22 ans s’est évadé lundi de l’hôpital de Niort en sautant par une fenêtre. Toujours en fuite, il fait l’objet d’un mandat de recherche.

Niort : un détenu s’évade de l’hôpital en sautant par la fenêtre, la traque continue
Une scène digne d’un film s’est déroulée ce lundi 14 septembre au centre hospitalier de Niort. Un détenu de 22 ans, transféré pour un examen psychiatrique, a brisé une vitre et sauté du premier étage pour prendre la fuite. Il reste activement recherché.
Une évasion en quelques secondes
Vers 17 heures, l’homme se trouvait dans une chambre réservée aux patients nécessitant une surveillance particulière, placé là “suite à des propos inquiétants aux fins d’entretien avec un psychiatre”, selon les précisions apportées par la procureure de la République Sophie Lacote. Profitant d’un moment d’inattention de son escorte, il a brisé la vitre de la pièce et sauté, matelas en main pour amortir sa chute, depuis le premier étage du bâtiment, relate France 3.
La chute n’a duré que quelques instants, mais elle a suffi à l’homme pour prendre la fuite et échapper à la surveillance pénitentiaire. Depuis, malgré les recherches engagées, il demeure introuvable.
Un profil déjà connu de la justice
Le fugitif n’en était pas à sa première confrontation avec la justice. Trois jours avant son évasion, le 11 septembre 2026, le tribunal judiciaire de Niort l’avait condamné à 18 mois de prison, dont six mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Ces faits concernaient des dégradations de biens appartenant à autrui, un vol dans un local d’habitation et un usage de stupéfiants, commis dans l’agglomération niortaise.
Son casier judiciaire comptait déjà trois autres condamnations pour des atteintes aux biens, dessinant le profil d’un multirécidiviste.
Le parquet de Niort a immédiatement ouvert une enquête pour évasion d’un détenu hospitalisé et dégradation d’un bien d’utilité publique. Un mandat de recherche a été délivré pour permettre son interpellation.
Un scénario qui se répète en Poitou-Charentes
Cette évasion s’inscrit dans une série d’incidents similaires survenus ces dernières années dans la région. À La Rochelle, en 2024, un détenu s’était échappé des jardins de l’hôpital psychiatrique, motivé par le souhait de rencontrer le magistrat en charge de son dossier.
Plus marquant encore, un précédent au centre hospitalier d’Angoulême avait défrayé la chronique : un détenu enchaîné aux chevilles, sous perfusion et placé dans une chambre verrouillée sous surveillance, était parvenu à sauter d’une fenêtre située à six mètres de hauteur. Il avait alors profité de dix jours de cavale avant d’être repris.
Une vulnérabilité structurelle pointée du doigt
Face à la répétition de ces incidents, les syndicats pénitentiaires dressent un constat identique : les chambres d’urgence et les hôpitaux civils ne sont pas conçus pour accueillir des détenus dans des conditions de haute sécurité. En l’absence de dispositifs anti-évasion renforcés dans chaque chambre d’accueil, briser une vitre ou distancer une escorte dans un couloir encombré demeure une brèche difficile à colmater.
Cette fragilité structurelle relance le débat sur les moyens alloués à la sécurisation des transferts médicaux de détenus, un sujet récurrent que chaque nouvelle évasion remet sur le devant de la scène.
(Merci Yann Bourguignon)
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