Rima Hassan porte plainte contre Laurent Nuñez pour violation du secret de l’enquête, après des révélations sur sa garde à vue d’avril.

Rima Hassan porte plainte contre Laurent Nuñez pour “violation du secret de l’enquête”
L’eurodéputée LFI accuse le ministre de l’Intérieur d’avoir relayé une fausse information sur sa garde à vue d’avril, lors de laquelle une prétendue détention de drogue avait été évoquée dans la presse. Une plainte a été déposée ce vendredi devant la Cour de justice de la République.
Une plainte déposée devant la CJR
Selon les informations du Midi libre, Rima Hassan a saisi la Cour de justice de la République, seule juridiction compétente pour juger les ministres en exercice, afin d’attaquer Laurent Nuñez pour “violation du secret de l’enquête”. L’annonce a été faite par son avocat, qui dénonce également un possible “recel d’information couverte par le secret de l’enquête”. Une démarche parallèle a été engagée auprès de la procureure de la République de Paris, avec une demande d’ouverture d’une information judiciaire sur ce même motif.
Le conseil de l’eurodéputée qualifie l’affaire de “scandale d’État”, estimant que le ministre a “participé à donner force et crédit à des informations non conformes à la réalité”, portant ainsi atteinte à la réputation de sa cliente.
Ce que révèle l’émission de France 2
Ces accusations s’appuient sur les révélations d’un reportage télévisé diffusé jeudi soir, qui affirme que le ministre de l’Intérieur aurait “en partie contribué à la diffusion” d’une information erronée. Selon des propos rapportés par plusieurs journalistes, Laurent Nuñez aurait évoqué, lors d’un échange informel avec la presse, l’existence de substances retrouvées dans le sac de l’eurodéputée, en mentionnant “un truc de synthèse” et “un dérivé de la cocaïne”, tout en précisant ne pas être expert en la matière.
D’autres échanges rapportés indiquent que le ministre aurait aussi transmis la version donnée par Rima Hassan elle-même, qui affirmait avoir acheté ces produits en Belgique en pensant qu’ils étaient autorisés.
La défense du ministre
Laurent Nuñez s’est défendu la veille, assurant n’avoir fait que répondre à des questions de journalistes qui disposaient déjà, selon lui, de l’ensemble des informations depuis le milieu de la journée. Il affirme avoir, au contraire, appelé à la prudence durant cet échange.
Retour sur la garde à vue du 2 avril
L’affaire trouve son origine dans la convocation de Rima Hassan le 2 avril, placée en garde à vue pour apologie de terrorisme après la publication d’un message sur X, rappelle Le Midi libre. Plusieurs médias avaient alors évoqué la découverte d’une petite quantité de drogue de synthèse dans les effets personnels de l’eurodéputée. L’enquête sur cette détention présumée de stupéfiants a finalement été classée sans suite quelques jours plus tard, après analyse des contenants retrouvés.
Une enquête de l’IGPN toujours en cours
Le parquet a confirmé qu’une enquête préliminaire, ouverte en avril et confiée à l’Inspection générale de la police nationale, se poursuit actuellement pour tenter d’identifier l’origine des nombreuses fuites parues dans la presse au sujet de cette garde à vue.
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