Un couple de Charente a été condamné à quatre et cinq ans de prison pour avoir agressé sexuellement leur fille depuis les premiers mois de sa naissance jusqu’à ses 5 ans et diffusé les images sur Internet.

Un couple de Charente condamné pour avoir agressé sexuellement leur fille et diffusé les images en ligne
Jugé à huis clos devant le tribunal d’Angoulême, un couple de trentenaires originaire de Champagne-Mouton a été reconnu coupable d’agressions sexuelles incestueuses sur leur fille, des premiers mois suivant sa naissance à ses 5 ans, ainsi que de diffusion d’images pédopornographiques sur Internet.
Des sévices débutés dès la naissance de l’enfant
Selon les éléments établis lors de l’audience et rapportés par La Charente Libre, les violences sexuelles infligées à la petite fille auraient commencé dès ses premiers mois de vie et se seraient poursuivies jusqu’à ses cinq ans. C’est le signalement d’une association de protection de l’enfance, alertée par la diffusion de contenus pédopornographiques en ligne, qui a permis de remonter jusqu’aux auteurs des faits.
L’Office des mineurs (Ofmin) a mené l’enquête technique nécessaire pour identifier l’adresse IP à l’origine des publications. Cette investigation a conduit à l’interpellation du couple à son domicile en juin 2025. Les deux suspects, âgés de 32 ans, ont ensuite été placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès.
Un père également poursuivi pour détention massive de contenus pédopornographiques
Au-delà des agressions commises directement sur sa fille, le père faisait l’objet de poursuites supplémentaires pour consultation régulière de sites pédopornographiques. Les enquêteurs ont découvert environ 14 000 photographies et vidéos de cette nature sur ses ordinateurs, révélant une consommation ancienne et récurrente de ce type de contenus.
Quatre et cinq ans de prison ferme, un suivi de cinq ans
Le tribunal d’Angoulême a condamné le père à cinq ans de prison ferme et la mère à quatre ans de prison ferme. Les deux condamnés ont par ailleurs été inscrits au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Ils devront également se soumettre à un suivi socio-judiciaire pendant cinq années après leur sortie de détention.
De son côté, l’enfant victime a été placée dans une famille d’accueil, où elle bénéficie désormais d’un accompagnement adapté à son parcours.
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