Deux migrants écroués pour un viol en réunion présumé dans le souterrain des Halles à Paris. Deux suspects recherchés. Détails de l’affaire.

Souterrain des Halles à Paris : deux migrants écroués pour viol en réunion, deux suspects toujours recherchés
Deux jeunes hommes ont été mis en examen début septembre 2026 pour un viol en réunion qui aurait été commis dans le souterrain des Halles, à Paris, en mai 2025. L’un d’eux comparaissait mardi devant la chambre de l’instruction pour tenter d’obtenir sa libération. Deux autres suspects demeurent activement recherchés.
Une soirée qui tourne au cauchemar
Les faits remontent au 25 mai 2025, rappelle Le Parisien. Ce soir-là, une jeune femme quitte une soirée professionnelle en état d’ivresse et se dirige vers le quartier des Halles pour prendre un bus. Sur le chemin, elle croise quatre jeunes hommes. L’un lui propose d’acheter du cannabis.
La victime garde peu de souvenirs de la suite des événements. Elle se rappelle avoir été saisie par les épaules à plusieurs reprises, avant de se retrouver, sans comprendre comment, devant une porte de garage menant à un escalier donnant accès à un sous-sol. Selon son témoignage, deux hommes l’y auraient conduite contre son gré.
Une fois dans cette excavation, elle réalise que son pantalon est baissé et que ses bras sont maintenus contre un mur par les deux suspects. Elle se débat, trébuche dans les escaliers, mais parvient finalement à se libérer et à fuir. Elle se réfugie sur son lieu de travail, où deux collègues alertent immédiatement les forces de l’ordre. Elle dépose ensuite plainte au commissariat.
Une enquête technique qui aboutit à deux interpellations
Les enquêteurs du premier district de la police judiciaire exploitent les données de téléphonie et les images de vidéosurveillance pour identifier les protagonistes. Cette investigation permet l’interpellation de deux migrants en région parisienne le 1er septembre 2026.
L’un des deux hommes affirme que le rapport était consensuel. Son coïnculpé, présent en France depuis 2023 et étudiant dans une école de commerce reconnue, ne possède aucun antécédent judiciaire. Il confirme avoir rencontré la victime alcoolisée cette nuit-là, évoque un rapprochement rapide entre elle et son ami, mais nie fermement toute violence de sa part.
« Jamais je n’aurais laissé une femme sans défense subir des agressions »
Devant la chambre de l’instruction, le jeune homme aux dreadlocks et au survêtement blanc a réaffirmé son innocence : « Je souhaite réaffirmer mon innocence. Je n’ai pas participé à ce viol collectif. Si j’avais pensé que cette dame était potentiellement en danger, je serais intervenu. Jamais je n’aurais laissé une femme sans défense subir des agressions en ma présence. »
Son avocate souligne que son client a pleinement coopéré avec les enquêteurs, en répondant à leurs questions et en communiquant les codes d’accès à son téléphone. Cette analyse a permis de retrouver plusieurs vidéos, dont l’une montrant la victime plonger la main dans le pantalon du coïnculpé tout en refusant d’être touchée à son tour. La défense plaide l’absence d’élément matériel incriminant son client, présenté comme socialement inséré et non dangereux.
Deux suspects toujours en fuite
L’avocat général a requis le maintien en détention de l’étudiant, rappelant que deux autres suspects ont quitté la région parisienne et restent à ce jour recherchés. Il a insisté sur les zones d’ombre qui subsistent dans ce dossier, évoquant des jeunes hommes ayant « profité d’une victime en état d’ivresse ». L’instruction se poursuit pour faire la lumière sur l’ensemble des circonstances de cette affaire.
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