Affaire Crépol : les juges retiennent la circonstance aggravante de racisme anti-blanc contre les 11 accusés avant leur procès aux assises.

Crépol : les accusés seront jugés pour racisme envers “la race blanche et la nation française”
Dans l’ordonnance de mise en accusation qui vient d’être rendue, les magistrats retiennent une circonstance aggravante inédite : les 11 accusés du meurtre de Thomas Perotto seront jugés pour avoir tenu des propos hostiles à “la race blanche et la nation française”. Une qualification qui s’imposait malgré l’opposition du parquet et des avocats de la défense.
Une ordonnance qui scelle les charges avant le procès
Les juges d’instruction chargés de l’affaire du meurtre de Thomas Perotto viennent de franchir la dernière étape procédurale avant l’ouverture du procès : la rédaction et la signature de l’ordonnance de mise en accusation. Ce document fixe précisément les faits et les qualifications juridiques qui seront examinés devant la cour d’assises, rapporte BFMTV.
Thomas Perotto, un adolescent de 16 ans, avait été mortellement poignardé lors d’un bal d’hiver organisé à Crépol en 2023. Ce drame avait suscité une vive émotion à l’échelle nationale et relancé le débat sur la sécurité dans les événements festifs organisés en milieu rural.
Onze accusés visés par des charges lourdes
Selon les termes de l’ordonnance, les 11 personnes mises en accusation devront répondre devant les assises d’avoir volontairement donné la mort à l’adolescent. Trois autres victimes, qui avaient été blessées lors de la même agression, sont également concernées : les accusés sont renvoyés pour tentative de meurtre à leur encontre.
À ces qualifications s’ajoute une circonstance aggravante déterminante pour la suite du procès : les magistrats considèrent que les propos tenus visaient “la race blanche et la nation française”.
Une qualification contestée jusqu’au bout
Cette circonstance aggravante avait fait l’objet de vifs débats durant l’instruction. Les avocats de la défense contestaient fermement cette lecture des faits, estimant qu’elle ne reposait pas sur des éléments suffisamment établis. Le parquet de Valence partageait cette position et s’était opposé à la retenue de cette notion dans le dossier.
À l’inverse, plusieurs avocats représentant des parties civiles avaient plaidé pour que cette dimension soit explicitement reconnue, parlant de “racisme anti-blanc” pour qualifier les propos rapportés lors des faits. Les juges d’instruction ont finalement tranché en leur faveur, écartant les arguments avancés tant par la défense que par le ministère public.
Vers un procès scruté de près
Cette décision judiciaire garantit que la question de la motivation raciste sera au cœur des débats lors du procès à venir devant la cour d’assises. L’affaire, qui a déjà cristallisé de fortes tensions dans l’opinion publique, s’annonce comme l’un des procès les plus suivis de ces prochains mois.
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C’est la moindre des choses et c’est un soulagement. Ils seront jugés comme il se doit et tout le cinéma qui a été fait pour les chefs d’accusation, n’aurait dû jamais exister.