Affaire Quentin Deranque à Lyon : cinq nouvelles personnes mises en examen, trois placées en détention provisoire. Le point sur l’enquête et ses avancées.

Meurtre de Quentin Deranque à Lyon : cinq nouvelles mises en examen, trois suspects placés en détention
L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué par des antifas à Lyon en février dernier, connaît un nouveau développement judiciaire. Cinq personnes supplémentaires ont été mises en examen, dont trois placées en détention provisoire, a annoncé le parquet de Lyon.
Une enquête qui s’élargit
Le parquet de Lyon a confirmé mardi la mise en examen de cinq nouvelles personnes dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après le meurtre de Quentin Deranque. Trois d’entre elles ont été placées en détention provisoire, tandis que les deux autres ont été soumises à un contrôle judiciaire, rapporte Le Dauphiné.
Ces mises en examen concernent le chef de « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement ». Quatre des cinq suspects sont par ailleurs poursuivis pour violences aggravées.
Selon une source proche du dossier, ces personnes sont soupçonnées d’avoir pris part aux affrontements et aux violences survenus ce jour-là, sans toutefois avoir porté les coups ayant entraîné la mort de la victime. Les interpellations, menées dans l’agglomération lyonnaise sous commission rogatoire des juges d’instruction, concernent aussi bien des hommes que des femmes.
Neuf antifas déjà mis en examen
Ces nouvelles mises en examen s’ajoutent à celles de neuf militants d’ultragauche, déjà poursuivis dans le cadre de la même information judiciaire ouverte pour meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées. L’instruction, toujours en cours, vise à établir précisément le rôle de chaque protagoniste dans les événements ayant conduit à la mort du jeune homme.
Retour sur les faits du 12 février
Quentin Deranque, âgé de 23 ans et évoluant dans la sphère nationaliste lyonnaise, avait été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs individus encagoulés. Il est décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures.
Ces violences avaient éclaté à la suite d’une violente agression de militants d’ultragauche sur des militants nationalistes, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon pour l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Parmi les personnes mises en cause dans cette affaire figurent des membres du mouvement antifasciste La Jeune Garde, aujourd’hui dissous et cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, ainsi qu’un assistant parlementaire de ce dernier.
Une enquête parallèle sur des militants nationalistes
Le parquet de Lyon a par ailleurs ouvert une enquête préliminaire distincte, portant sur les violences qui auraient été commises le même jour par des militants nationalistes. Cette procédure vise à clarifier l’ensemble des responsabilités dans ces affrontements qui ont dégénéré en tragédie.
L’instruction judiciaire se poursuit, avec pour objectif d’établir les circonstances exactes du meurtre de Quentin Deranque et d’identifier les auteurs des coups fatals.
(Merci Yann Bourguignon & Rudy van Cappellen)
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