Un Gardois de 20 ans a poignardé deux fois un jeune de 21 ans lors d’une fête à Saint-Brès. Il est condamné à trois ans de prison avec sursis probatoire.

Gard : invité à quitter une fête, un jeune de 20 ans poignarde un convive à deux reprises et évite la prison ferme
Dans la nuit du 24 au 25 juillet, une soirée entre jeunes a viré à la violence à Saint-Brès, dans le nord du Gard. Jugé jeudi 1er octobre devant le tribunal correctionnel d’Alès, l’auteur de deux coups de couteau, âgé de 20 ans, a été condamné à trois ans de prison avec sursis probatoire. Il n’a donc pas été incarcéré.
Une altercation qui dégénère en pleine nuit
Il est environ 2 heures du matin lorsque ce jeune habitant de Meyrannes rejoint sa sœur dans une maison où se tient une fête. Il a consommé de l’alcool. Au fil de la soirée, le ton monte avec d’autres invités, apparemment en raison de différends antérieurs.
Jugé trop insistant, il est invité à quitter les lieux par un autre convive, âgé de 21 ans. Ce dernier le saisit par le bras pour l’accompagner vers la sortie. C’est à ce moment que la situation bascule, rapporte Le Midi libre.
Deux coups de couteau, un auteur qui se rend
Le jeune homme de 21 ans est frappé à deux reprises : un premier coup au flanc gauche, un second à la poitrine. L’auteur des coups quitte alors la maison. En fin de nuit, il se présente de lui-même à la gendarmerie.
La victime se voit prescrire cinq jours d’interruption totale de travail (ITT). À l’audience, la présidente a rappelé que, selon le médecin, les coups auraient pu être mortels s’ils avaient été portés avec plus de force.
À la barre : des regrets, peu d’explications
Le prévenu, magasinier, sans antécédent judiciaire et vivant chez ses parents, reconnaît être l’auteur des coups. Il décrit pourtant des souvenirs “très flous”. Il affirme avoir eu le couteau dans sa sacoche, sans se rappeler quand il l’a sorti, et évoque la peur pour expliquer son geste.
Interrogé sur la conscience qu’il avait d’avoir pu tuer, il répond : “Moi, je regrette les faits. J’ai conscience que c’est très grave.” Dans sa dernière prise de parole, il assure que “ça ne se reproduira jamais”.
Le parquet reste sceptique
L’avocate de la partie civile décrit une famille “psychologiquement traumatisée” et souligne qu’un drame a été évité, qui aurait pu conduire l’affaire devant une cour d’assises. La représentante du ministère public doute que le prévenu ait mesuré la portée de son geste. Deux mois après les faits, elle regrette l’absence d’explication claire et résume le déclencheur ainsi : une contrariété d’avoir été mis dehors, suivie de coups de couteau.
Elle rappelle aussi que comparaître libre était “une chance”. Le parquet requiert trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis probatoire.
Une décision au-delà des attentes de la défense
L’avocat du prévenu a évoqué la honte, les remords et la culpabilité de son client, présenté comme un jeune venu assumer ses actes et accepter une peine mixte. Il a déclaré s’incliner devant les réquisitions.
Le tribunal a finalement prononcé une peine plus clémente : trois ans de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire. Placé sous contrôle judiciaire depuis la fin juillet, le jeune homme n’est donc pas incarcéré à l’issue de l’audience.
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Il s’impose dans une soirée privée avec un couteau???
Je ne sais pas s’il n’est pas possible dinterjeter appel dans ce cas.