Saint-Ouen-l’Aumône : le policier qui a tiré au lance-grenade sur un lycéen de 14 ans, est mis en examen, interdit d’exercer et placé sous contrôle judiciaire. Ce que révèle le parquet.

Saint-Ouen-l’Aumône : un policier mis en examen et interdit d’exercer après le tir de lance-grenade qui a grièvement blessé un lycéen de 14 ans
Un adolescent de 14 ans a été gravement touché au visage lors d’une mobilisation lycéenne dans le Val-d’Oise. Mardi 6 octobre, le fonctionnaire de police qui a fait feu avec un lance-grenade a été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire et interdit d’exercer. Le parquet de Pontoise estime que la légitime défense n’est pas établie.
Une mise en examen pour violences aggravées
Le policier à l’origine du tir a été mis en examen mardi 6 octobre pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique suivie de mutilation ou d’infirmité permanente ». Les faits se sont produits la semaine précédente à Saint-Ouen-l’Aumône, en marge d’un mouvement de lycéens, rappelle Le Figaro.
Le magistrat l’a placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit d’exercer ses fonctions jusqu’à nouvel ordre.
Ce que montrent les vidéos
Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent trois policiers casqués face au jeune Eden. L’un d’eux frappe d’abord l’adolescent, qui riposte par un coup de pied. Un tir de lance-grenade en plein visage le projette alors au sol.
La légitime défense écartée
Placé en garde à vue lundi, le policier a justifié son geste par la résistance du lycéen, qui aurait persisté à se rapprocher de son groupe. Il affirme aussi que l’adolescent a donné un coup de pied dans la jambe d’une collègue et tendu le bras vers son casque.
Dans son communiqué de mardi, le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras, juge pourtant que les conditions de la légitime défense ne sont pas réunies. Il invoque l’absence de proportionnalité dans l’usage du lance-grenade.
Des blessures très lourdes
Selon le parquet, le jeune garçon a perdu plusieurs dents. Il souffre d’une fracture de la mandibule, qui a nécessité une opération chirurgicale. Sa mère, très émue, a décrit lundi un fils à la mâchoire scellée, incapable de parler et contraint de s’alimenter avec une paille. Elle a dénoncé des violences « immondes ».
Une qualification criminelle
Le procureur a rappelé que les violences volontaires aggravées ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente constituent un crime. Elles sont passibles de 15 ans de réclusion criminelle. L’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du tir.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





Bientôt aucun policier n’acceptera de porter un LBD. Et les arrêts maladie vont pleuvoir.