Attaque à Trappes et La Verrière : un homme de 39 ans interpellé après des tirs qui ont fait un mort et quatre blessés. Le PNAT a ouvert une enquête.

Attaque dans les Yvelines : un mort et quatre blessés à Trappes et La Verrière, un suspect de 39 ans interpellé
Un homme de 39 ans, Kevin T., a été arrêté par la BAC à Coignières après des tirs dans les rues de Trappes et de La Verrière, ce vendredi 23 octobre. Il est toujours en garde à vue, et le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête.
Un périple meurtrier en pleine matinée
Vers 10 heures, un homme armé d’un pistolet-mitrailleur de type STEN, modèle datant de la Seconde Guerre mondiale, a sillonné en voiture les rues de Trappes et de La Verrière. Au volant d’une Renault Clio, il a tiré sur des passants dans plusieurs quartiers.
Le bilan est lourd : un homme de 26 ans a été tué et quatre autres personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a évoqué « de nombreux tirs à travers différents quartiers », décrivant un tireur qui « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ».
Les policiers de la BAC ont interpellé le suspect à Coignières, mettant fin à sa course.
Un appartement piégé avec des bonbonnes de gaz
Avant de quitter son domicile, le suspect avait piégé son appartement avec plusieurs bonbonnes de gaz. Le RAID et des démineurs ont été mobilisés à la mi-journée pour sécuriser et perquisitionner les lieux, rapporte Le Parisien.
À sa fouille, les enquêteurs ont retrouvé dans le véhicule un pistolet-mitrailleur, des bombes lacrymogènes et des gants. Une substance pouvant être de la cocaïne aurait aussi été découverte sur lui. À ce stade, aucune analyse toxicologique n’a confirmé cette information.
Le profil du suspect : connu de la police, pas fiché S
Né en 1987, Kevin T. vit dans les Yvelines, à moins de dix kilomètres de Trappes. Jusqu’à ce vendredi matin, il était inconnu des services de renseignement et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), et n’était donc pas fiché S.
Il était en revanche connu de la police pour conduite sous l’emprise de l’alcool, vol, vol à l’étalage et infractions à la législation sur les stupéfiants.
Plus de cinq heures après les faits, il n’avait pas encore été entendu : selon une source proche du dossier, son état ne le permettait pas. Des analyses toxicologiques étaient en cours en fin d’après-midi pour déterminer son état au moment des faits.
Le PNAT retient la circonstance raciste
À la mi-journée, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire. Il a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », avec la circonstance que les faits auraient été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
L’enquête porte aussi sur la détention d’arme de catégorie A et sur l’association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes.
Ali Rabeh a dénoncé « un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe ». Laurent Nuñez a pour sa part évoqué un « crime terroriste ».
Les investigations en cours
Les investigations sont confiées à la Sous-direction antiterroriste (SDAT), service coordinateur, aux directions zonales de la police nationale et à la DGSI. Elles doivent notamment éclairer le parcours du suspect, l’origine de l’arme et le déroulé exact des faits.
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