Pons : une collégienne de 12 ans s’est donnée la mort le 31 octobre. Une information judiciaire pour viol visant un mineur de 16 ans a été ouverte le 4 novembre.

Pons : une collégienne de 12 ans se donne la mort, une information judiciaire pour viol est ouverte contre un mineur de 16 ans
Une adolescente de 12 ans a été retrouvée morte à son domicile de Pons (Charente-Maritime) le 31 octobre. Selon le parquet de Saintes, elle avait dénoncé un viol en début d’année. Le 4 novembre, une information judiciaire a été ouverte visant un adolescent de 16 ans.
Une découverte au domicile familial
Le samedi 31 octobre, une collégienne de 12 ans a été retrouvée sans vie chez elle, à Pons, par l’un de ses proches, rapporte La Dépêche. Le procureur de la République de Saintes, Benjamin Alla, a indiqué que l’examen du corps concluait à un décès compatible avec un suicide.
Le parquet précise que l’adolescente bénéficiait déjà d’un suivi psychologique et qu’elle exprimait un mal-être. Une procédure dite « en recherche des causes de la mort » reste en cours. Elle doit déterminer les raisons du passage à l’acte.
Une enquête pour viol ouverte dès janvier
Après la découverte du corps, les enquêteurs ont constaté qu’une procédure pour viol existait déjà. Le parquet de Saintes l’avait ouverte le 14 janvier 2026, après un signalement de l’Éducation nationale reçu le jour même. Elle visait un mineur de 16 ans.
Selon le procureur, l’affaire est née d’une confidence du lycéen à son éducatrice. Il disait être la cible d’une rumeur dans son établissement, qui le présentait comme un violeur. Les services sociaux du lycée et du collège de Pons ont alors fait le lien. La collégienne a été reçue par l’infirmière scolaire. Elle a évoqué une relation sexuelle non consentie avec ce garçon, avec qui elle était en contact par les réseaux sociaux.
Des déclarations divergentes
Le collège a ensuite reçu la mère de l’adolescente. L’encadrement lui a parlé du signalement, mais aussi du mal-être plus large que l’équipe éducative avait constaté. La mère a ensuite déposé plainte.
L’examen psychologique a mis en évidence la fragilité de la jeune fille et un mal-être qui dépassait les faits dénoncés. La psychologue l’a orientée vers un service de pédopsychiatrie.
Les investigations ont établi que les deux adolescents s’étaient retrouvés à trois reprises, entre octobre et décembre 2025. Selon le procureur, la collégienne affirmait que ces rapports lui avaient été imposés. Le mineur mis en cause, lui, faisait état de rapports consentis. Il appartiendra à la justice de trancher.
Le mis en cause victime de violences
Le lendemain du drame, l’adolescent de 16 ans a été visé par des violences commises par des proches de la jeune fille. Elles ont entraîné 10 jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Les enquêtes sur ces violences se poursuivent, tout comme l’accompagnement de la famille.
Le 4 novembre, le parquet a ouvert une information judiciaire pour viol. Un juge d’instruction va désormais mener les investigations.
Où trouver de l’aide
Si vous traversez une période difficile ou si vous êtes inquiet pour un proche, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable 24 h/24 et 7 j/7, gratuitement.
Votre avis nous intéresse : rejoignez la communauté Police & Réalités et laissez un commentaire.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
