Toulouse : 24 CRS aspergés d’acide phosphorique lors de la manifestation du 5 novembre. Un policier touché aux yeux, enquête ouverte, auteurs non identifiés.

Toulouse : 24 CRS aspergés d’acide phosphorique en pleine manifestation, un policier touché aux yeux
Jeudi 5 novembre, sur le pont des Catalans à Toulouse, vingt-quatre CRS ont été exposés à un liquide corrosif lancé pendant une manifestation. Il s’agirait d’acide phosphorique. Un fonctionnaire a été atteint aux yeux malgré son équipement. Les blessures sont finalement légères. Le ou les auteurs n’ont pas été identifiés et une enquête est ouverte.
Vingt-quatre policiers touchés, des blessures légères
Vingt-quatre CRS ont ressenti des brûlures et des irritations après des projections de liquide en marge du défilé toulousain, rapporte La Dépêche. L’un d’eux, membre de la CRS 26, a été touché aux yeux, alors qu’il portait ses protections. Sur place, un policier a évoqué de l’acide. Selon les informations de La Dépêche, il s’agit d’acide phosphorique, un produit fortement corrosif.
Tous les blessés ont été examinés par des médecins. Leurs lésions ont été jugées légères.
Un face-à-face sur le pont des Catalans
Peu après 15 heures, la mobilisation réunit 22 000 participants. Un important dispositif policier interdit l’accès à l’hypercentre. Sur le pont des Catalans, la tête du cortège se retrouve face aux CRS. Le face-à-face dure d’abord sans violence.
Une dizaine d’individus au visage dissimulé, présentés comme des black blocs d’ultragauche, remontent alors le long de la foule. Ils s’abritent derrière des conteneurs à poubelles et sous des parapluies, puis s’insèrent dans le cortège syndical. Une première altercation éclate. C’est à ce moment qu’un liquide est projeté en direction des forces de l’ordre. Son auteur n’a pas été identifié.
Les policiers ignorent alors la nature du produit. Les sensations de brûlure et les démangeaisons apparaissent pourtant rapidement, malgré leurs équipements.
Enquête ouverte, le syndicat Alliance réclame des sanctions
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête. Des plaintes pourraient être déposées rapidement. Lionel Ricaud, responsable départemental d’Alliance police nationale en Haute-Garonne, affirme que le ou les auteurs sont toujours en fuite. Il dénonce la mise en danger des fonctionnaires et réclame des moyens ainsi que des sanctions sévères.
La vidéoprotection, piste pour identifier les responsables
Les caméras de vidéoprotection du centre-ville pourraient fournir des indices. L’enquête devra établir les circonstances exactes et l’identité du ou des responsables.
(Merci Yann bourguignon)
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C’est impensable, inadmissible, honteux !! Ces agressions envers nos CRS, nos FDO ne peuvent plus durer.
Derrière les uniformes, ce sont des femmes, des hommes, des parents, des fils, ce ne sont pas des pushing ball !!
J’espère que les individus qui ont jeté l’acide sur nos CRS seront retrouvés et punis très sévèrement.