Nice : une mère d’élèves aurait menacé une directrice et une enseignante avec une arme de poing et un couteau dans une école maternelle. Elle a été interpellée et placée en garde à vue.

Nice : une directrice et une enseignante menacées avec une arme de poing et un couteau dans une école maternelle, une mère en garde à vue
Lundi 2 novembre, à l’école maternelle Clément-Roassal, en centre-ville de Nice, une mère de famille aurait menacé la directrice et une enseignante avec une arme de poing et un couteau. La suspecte, interpellée quelques heures après les faits, a été placée en garde à vue. La nature exacte de l’arme de poing reste à déterminer.
Une visite matinale qui tourne à la menace
Selon les éléments connus, les faits se sont produits vers 8h40, au 32 rue Clément-Roassal. Une femme née en 1990, dont les deux enfants sont scolarisés dans l’établissement, s’y est présentée. Elle disait vouloir s’entretenir avec la directrice d’un différend concernant l’une de ses filles, relate Nice Mag.
La gardienne l’a conduite jusqu’au bureau de la directrice. C’est là que la situation aurait basculé : la visiteuse aurait sorti une arme de poing.
Des gestes de tir et un couteau sous la gorge
D’après les informations rapportées par Nice Mag, la suspecte aurait manipulé l’arme à deux reprises, puis actionné la détente à vide en visant la tête de l’une des victimes. Elle aurait ensuite appliqué un couteau sur la gorge de la directrice. Elle aurait exigé la venue de l’enseignante concernée par le différend.
À l’arrivée de cette dernière, la mère aurait de nouveau manipulé son arme et l’aurait pointée vers elle. Les deux femmes auraient aussi été frappées. L’enseignante aurait reçu plusieurs gifles, et la directrice se plaindrait d’une forte douleur à la mâchoire.
On ne sait pas, à ce stade, si l’arme était réelle ou factice. Le maire de Nice, Éric Ciotti, présent sur place, a confirmé qu’une arme à feu et un couteau avaient été utilisés. Il a aussi reconnu ne pas pouvoir dire si l’arme était authentique.
Un différend et des accusations non vérifiées
Pendant les échanges, la suspecte aurait évoqué une affaire d’agression sexuelle. L’équipe éducative affirme n’avoir eu connaissance d’aucun fait de cette nature. L’existence d’une plainte à ce sujet n’est pas établie.
Retrouvée grâce à la vidéoprotection
La femme aurait quitté l’école peu avant 10h. Alertés, les policiers municipaux ont exploité les images de vidéoprotection et repéré sa trace rue Trachel, près de l’établissement.
Elle a été localisée avec ses deux enfants et semblait avoir changé de vêtements. La palpation de sécurité n’a révélé aucune arme. La police nationale l’a interpellée, puis placée en garde à vue à la caserne Auvare. Selon les informations disponibles, elle est en situation irrégulière en France et fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Les élèves épargnés, une enquête ouverte
Les deux victimes se sont rendues à la caserne Auvare pour déposer plainte. Éric Ciotti a décrit des personnes très choquées et leur a exprimé son soutien. Il a précisé qu’aucun élève n’avait assisté à la scène ni n’avait été concerné. Les faits se sont déroulés dans le bureau de la directrice, et les cours n’ont pas été interrompus.
Le recteur et l’inspecteur d’académie se sont rendus à l’école. Une enquête est ouverte pour établir le déroulé précis des faits, et notamment la nature de l’arme. Le procureur de la République a parlé d’un « incident grave » et attend de nouveaux éléments. La suspecte est présumée innocente tant qu’elle n’a pas été jugée.
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