Une surveillante pénitentiaire d’Aix-Luynes a été mise en examen et placée en détention provisoire pour avoir orchestré un trafic de stupéfiants entre l’Espagne et la France. Des dizaines de kilos de cannabis ont été saisis.

Le scandale éclabousse l’administration pénitentiaire. Une surveillante de la prison d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône), déjà suspendue depuis plusieurs mois, a été mise en examen et incarcérée pour sa participation présumée à un réseau de trafic de drogue entre l’Espagne et la France.
Selon le procureur d’Aix-en-Provence, l’agente aurait joué un rôle central dans l’organisation de « go fast » — des convois ultra-rapides servant à acheminer des stupéfiants en contournant les contrôles de police.
L’opération menée par la Brigade de recherches d’Aix-en-Provence a permis l’interpellation de quatre autres suspects et la saisie de plusieurs dizaines de kilos de cannabis lors d’un flagrant délit. Ce dossier relance les inquiétudes sur la porosité des établissements pénitentiaires face aux réseaux criminels.
Entre 2018 et 2024, seules 25 sanctions, dont 22 révocations, ont été prises à l’encontre d’agents pour des faits similaires. Des chiffres jugés très en deçà de la réalité par certains responsables de l’administration pénitentiaire, qui évoquent une « face émergée de l’iceberg » en matière de corruption et d’infiltration du crime organisé dans les prisons françaises.
Pour en savoir plus : Le Parisien
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