À Castres, 35 policiers sont en arrêt maladie. Le commissariat vacille, en pleine pénurie d’effectifs et à l’approche d’un rassemblement à risques.

La situation est critique au commissariat de Castres (Tarn), où pas moins de 35 policiers sont en arrêt maladie, selon des informations confirmées à La Dépêche depuis le 30 juin. Une hécatombe qui survient alors que les congés d’été débutent et qu’aucun renfort n’est prévu. Si rien ne change, plus de la moitié des effectifs de terrain pourrait manquer à l’appel dans les jours à venir. Cette tension intervient à un moment particulièrement sensible : les autorités redoutent des débordements lors du prochain rassemblement des opposants à l’autoroute A69, prévu dans le département.
Les causes de cette vague d’arrêts maladie seraient liées à une surcharge de travail chronique, certains cas évoquant des situations de burn-out. Cela fait plusieurs années que les syndicats, notamment Alliance Police nationale, alertent sur le sous-effectif structurel de Castres et Mazamet. En 2021 déjà , les représentants syndicaux dénonçaient leur exclusion des renforts nationaux annoncés par l’exécutif.
Dernier coup dur : ces deux commissariats n’ont pas été ouverts aux mouvements de mutation de cette année, contrairement à ceux d’Albi et de Carmaux. Aucun policier ne peut donc venir y renforcer les équipes. Malgré une mobilisation récente et l’intervention de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, auprès du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, aucune solution concrète n’a encore été apportée.
La nouvelle commissaire, Julie Birak, qui prend ses fonctions cette semaine, arrive dans un contexte particulièrement tendu. Des renforts temporaires venus d’autres commissariats du Tarn sont envisagés, mais restent à confirmer. Le silence de la direction départementale face à cette crise n’apaise pas les inquiétudes croissantes au sein de la police castraise.
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VoilĂ oĂą on en arrive lorsque personne ne se soucie de l’Ă©tat de fatigue de nos policiers.
Une telle situation est inacceptable, inadmissible pour nos policiers.
Ce ne sont pas des surhommes, au bout d’un moment ils craquent, ils n’en peuvent plus et c’est tout Ă fait comprĂ©hensible.
Il est grand temps pour leur hiérarchie de réagir.
Soutien indéfectible à toutes nos FDO
il faut arrĂŞter de prendre les hommes de terrain pour des c….Messieurs les hommes politiques, il faut arrĂŞter de prendre des airs supĂ©rieurs et faire ce pourquoi vous avez Ă©tĂ© Ă©lus, soit de pas seulement profiter des avantages de votre statut. Pour les chefs ou officiers, arrĂŞter de faire des courbettes aux politiques et protĂ©ger vos hommes et enfin MM les juges faites votre jobs et punissez les vrais coupables et non pas les victimes