À Carry-le-Rouet, une jeune femme de 18 ans a été empêchée de se baigner en burkini par la police municipale et la gendarmerie, en vertu d’un arrêté municipal.

Le 2 juillet dernier, à Carry-le-Rouet, dans les Bouches-du-Rhône, une baignade en famille a tourné à la confrontation entre citoyens et forces de l’ordre d’après France Info.
Une jeune Marseillaise de 18 ans a été priée de quitter la plage parce qu’elle portait un burkini, un maillot de bain couvrant l’ensemble du corps. La scène, qui a attiré l’attention des autres vacanciers, s’est déroulée en présence de policiers municipaux, puis de gendarmes venus en renfort.
C’est son frère jumeau, Islan, qui témoigne de l’incident. « Ma sœur s’est mise à l’eau, mais deux policiers municipaux ont sifflé en disant qu’elle ne pouvait pas nager comme ça. Ils ont évoqué une tenue inacceptable », raconte-t-il. Face à la virulence de la famille, les agents appellent du renfort. Quatre policiers municipaux, rejoints par cinq gendarmes, finissent par demander au groupe de quitter les lieux, sous peine de verbalisation. Une autre jeune femme en burkini, présente sur la plage, a elle aussi préféré partir.
L’arrêté municipal invoqué, adopté le 19 juin 2024, interdit les vêtements de bain couvrant intégralement le corps, les bras, les jambes et la tête, au motif qu’ils ne permettraient pas une flottabilité conforme aux règles de sécurité. Pourtant, cet argument technique ne convainc pas tous les observateurs. Pour certains, le véritable enjeu est ailleurs : dans les symboles religieux que le burkini est supposé incarner.
Le débat n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, des arrêtés municipaux interdisent ponctuellement le burkini sur les plages ou dans les piscines, notamment sur le littoral méditerranéen. Mais la justice administrative s’est régulièrement opposée à ces décisions. En juillet 2023, le Conseil d’État a suspendu l’arrêté pris à Mandelieu-la-Napoule, estimant qu’il portait une atteinte « grave et manifestement illégale » aux libertés fondamentales.
Inversement, en juin 2022, la même juridiction avait validé l’interdiction du burkini dans les piscines grenobloises, jugeant que la dérogation accordée pour des motifs religieux compromettait les règles de neutralité du service public.
La Ligue des Droits de l’Homme suit ces affaires de près. Dans un podcast publié en septembre 2024, Marion Ogier, avocate et membre du comité national de la LDH, dénonçait des arrêtés municipaux « illégaux mais maintenus en toute connaissance de cause ». Elle rappelle que le pouvoir de police administrative ne peut être exercé que sur la base de critères objectifs, et non d’opinions ou de préjugés.
Aujourd’hui, la jeune femme concernée ne souhaite plus évoquer l’incident. Selon son frère, elle évite désormais les sorties en public, encore marquée par ce qu’elle a vécu. « Elle ne veut plus se baigner », résume-t-il sobrement.
Le burkini, au croisement des débats sur l’hygiène, la sécurité, la liberté de conscience et la laïcité, reste un sujet sensible qui continue de diviser l’opinion publique et de poser des questions juridiques complexes.
(Merci Rudy van Cappellen)
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C’est tout Ă fait normal !!
On est en France, donc on respecte.
Dans les piscines, mĂŞme un français ne doit pas portĂ© un slip de maillot de bain long… Pourquoi eux auraient-ils le droit de porter des tenues complètes…
Dans leur pays, nous n’avons pas le droit d’ĂŞtre habillĂ© n’importe comment et on respecte, sinon on se fait arrĂŞter, alors en France ils respectent les règles, les lois.
Non ce n’est pas normal. On autorise le voile dans l’espace public mais pas un burkini Ă la plage ? C’est illogique en plus d’ĂŞtre une atteinte flagrante aux droits de l’homme. Ă€ la piscine municipale c’est normal de respecter la laĂŻcitĂ©, mais pas Ă la plage, oĂą tu te baignes en costard si t’as envie.
Bonjour , une solution , elle se dĂ©guise en homme-grenouille , avec les bouteilles d’oxygène , , le casque , et le tour est jouĂ© ! Cordialement . P.S . Ne pas oublier , les palmes !
Bravo à Carry le Rouet pour avoir le courage de faire respecter les règles de vie en société
Voilà une municipalité exemplaire, fier d’être Caryen
Fier de vos Ă©troitesse d’esprit. La France est le seul pays Ă faire ça. C’est vu le niveau de tolĂ©rance. Et on pretend donner des leçons des droits de l’homme aux autres. Pauvre France
Normal, on est en France