Mèze (Hérault) : une mère de 96 ans et sa fille de 59 ans retrouvées mortes, en décomposition, dans une maison insalubre. Une enquête est ouverte.

Hérault : une mère et sa fille retrouvées mortes dans leur maison insalubre à Mèze
Une odeur pestilentielle a conduit les voisins à alerter les autorités. Dans une maison de la commune de Mèze, dans l’Hérault, les gendarmes ont découvert les corps sans vie d’une femme de 96 ans et de sa fille âgée de 59 ans, en état de décomposition avancée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Montpellier.
Une découverte macabre signalée par le voisinage
C’est vendredi 31 juillet, vers 9 heures du matin, que des riverains de l’Impasse des Thuyas, à Mèze, ont donné l’alerte, relate Le Parisien. Incommodés par une odeur nauséabonde persistante émanant d’une habitation du quartier, ils ont contacté les services de secours.
Les sapeurs-pompiers de l’Hérault (Sdis 34), premiers intervenants sur les lieux, ont fait cette découverte glaçante : les corps de deux femmes, une mère et sa fille, gisant sans vie au milieu d’un amas de déchets à l’intérieur du domicile.
Une scène figée par les gendarmes scientifiques
Face à la gravité des faits, la cellule d’identification criminelle du groupement de gendarmerie de l’Hérault a été dépêchée pour sécuriser et figer la scène. Cette opération technique vise à préserver l’intégralité des indices présents sur place, dans l’optique de faire progresser les investigations.
Selon des informations relayées par une source proche du dossier, les deux corps présentaient un état de décomposition avancée, rendant les premières constatations particulièrement difficiles.
Un logement rongé par le syndrome de Diogène
Les éléments recueillis sur place suggèrent que les deux femmes vivaient dans un isolement quasi total, au sein d’une maison envahie par les détritus. Ce mode de vie évoque le syndrome de Diogène, un trouble caractérisé par un désintérêt marqué pour l’hygiène personnelle et domestique, souvent associé à un repli sur soi.
D’après plusieurs témoignages, la fille se serait montrée réticente à toute intervention extérieure concernant sa mère nonagénaire. Elle aurait notamment refusé l’aide de membres de la famille et de proches, souhaitant que sa mère demeure dans ce logement qualifié de « taudis » par les autorités.
Une enquête ouverte pour déterminer les causes des décès
Le parquet de Montpellier a confirmé la mobilisation d’un médecin légiste ainsi que d’un magistrat, dépêchés sur les lieux afin de superviser les premières constatations. Les circonstances exactes ayant conduit à la mort des deux femmes restent, à ce stade, indéterminées.
Une enquête a été officiellement ouverte pour faire la lumière sur ce drame et déterminer si un lien de causalité existe entre les conditions de vie des victimes et leur décès.
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