Dans l’Ain, un pompier en repos évite un incendie à Feillens et fait interpeller un pêcheur de 75 ans, pris en train de brûler des déchets.

Ain : un pompier en repos stoppe un départ de feu et permet l’interpellation d’un pêcheur de 75 ans
Un sapeur-pompier professionnel de Paris, de passage à Feillens dans l’Ain, a maîtrisé seul un départ d’incendie le long de la Saône avant de signaler aux gendarmes l’homme qu’il soupçonnait d’en être à l’origine. Un pêcheur de 75 ans a été interpellé et placé en garde à vue.
Une intervention décisive en pleine promenade
Mardi 28 juillet 2026, vers 16 heures, un sapeur-pompier professionnel en repos, originaire de Paris, se trouvait à Feillens, dans l’Ain, lorsqu’il a repéré un début d’incendie le long de la Saône, rapporte Le Progrès. Sans attendre l’arrivée de renforts, il est intervenu seul pour circonscrire les flammes.
Le sinistre, qui avait déjà parcouru une quinzaine de mètres carrés de végétation sèche, a été rapidement maîtrisé grâce à sa réactivité. Dans le même temps, le pompier a transmis aux gendarmes le signalement de la personne qu’il soupçonnait d’être à l’origine du départ de feu.
Un pêcheur de 75 ans interpellé et entendu
Les gendarmes ont rapidement retrouvé et interpellé un pêcheur de 75 ans, placé en garde à vue. Inconnu des services de justice, le septuagénaire a reconnu avoir brûlé des déchets végétaux, une pratique jugée particulièrement risquée compte tenu du niveau élevé de danger d’incendie actuellement observé dans le département.
À l’issue de son audition, l’homme a été remis en liberté. Il devra prochainement se présenter devant un délégué du procureur dans le cadre d’un avertissement probatoire.
Une interdiction stricte en vigueur tout l’été
Dans l’Ain, la réglementation est pourtant sans ambiguïté. De juillet à septembre, il est formellement interdit d’allumer du feu, ainsi que de jeter des objets en combustion, à l’intérieur et dans un rayon de 200 mètres des massifs forestiers et espaces sensibles, y compris à proximité des voies qui les traversent.
Les incendies causés volontairement ou par imprudence grave exposent leurs auteurs à des sanctions lourdes : selon les conséquences du sinistre, les peines encourues vont de deux à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes comprises entre 15 000 et 150 000 euros.
Un été déjà marqué par plusieurs feux importants
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une saison particulièrement tendue pour le département. Le 24 juin dernier, l’Ain avait déjà connu son premier feu de forêt majeur de l’année dans le Bugey, mobilisant près de 200 sapeurs-pompiers, des renforts venus de l’Isère et des avions bombardiers d’eau.
Début juillet, un autre incendie avait ravagé 22 hectares entre Nantua et Les Neyrolles, avant qu’un nouveau sinistre d’ampleur ne se déclare à Villette-sur-Ain le 13 juillet. Autant d’épisodes qui rappellent l’importance de la vigilance collective face au risque incendie estival.
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