Un père de famille a menacé de mort un surveillant et pris à partie la principale du collège Albert-Camus à Eysines. Il a été placé en garde à vue.

Gironde : un père de famille menace de mort un surveillant de collège à Eysines
Un homme de 36 ans a été interpellé et placé en garde à vue ce lundi 14 septembre après avoir menacé de mort un surveillant et pris à partie la principale du collège Albert-Camus, à Eysines, près de Bordeaux. Il n’acceptait pas que sa fille ait été réprimandée dans la matinée.
Une intrusion en pleine journée
Les faits se sont déroulés à la mi-journée ce lundi. Selon les informations recueillies par Sud-ouest, le père de famille aurait pénétré dans l’enceinte du collège Albert-Camus, situé à Eysines dans la banlieue bordelaise, après avoir appris que sa fille avait été sanctionnée le matin même.
Il se serait d’abord dirigé vers un surveillant de l’établissement, à qui il aurait adressé des propos d’une violence extrême, allant jusqu’à la menace de mort. La principale du collège aurait ensuite été également prise à partie par l’individu.
Une enquête ouverte, le mis en cause interrogé
Face à la gravité des faits, l’Éducation nationale a immédiatement saisi les autorités judiciaires. « Nous avons été saisis par l’Éducation nationale pour des faits qui constitueraient des menaces de mort », a confirmé le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul. Le magistrat a précisé que « cette affaire est prise très au sérieux » et que le suspect « a été interpellé par la police ».
Ce lundi soir, l’homme était toujours entendu par les enquêteurs dans le cadre de sa garde à vue. Les investigations se poursuivent, et plusieurs témoins de la scène doivent être auditionnés dans les prochains jours afin d’établir précisément le déroulé des événements.
Un contexte national tendu autour des violences scolaires
Cette affaire intervient quelques jours seulement après une décision de justice retentissante à Toulouse. Le tribunal correctionnel de la Ville rose a en effet condamné, quatre jours plus tôt, un père de famille à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour avoir menacé de décapitation une enseignante de l’école de son fils, au Fauga, dans la même région.
Cette précédente affaire avait suscité une réaction du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, qui avait exprimé sur le réseau social X son soutien aux équipes pédagogiques. Il avait notamment déclaré : « Aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière. »
Un nouveau décret pour protéger les enseignants
Ces événements successifs surviennent dans un contexte législatif renforcé. Un décret publié fin juillet 2026, consacré à la protection de la communauté éducative, permet désormais d’exclure un élève de primaire, de collège ou de lycée si un parent « compromet gravement » le « fonctionnement normal » de l’établissement. Cette mesure vise explicitement à mieux protéger les enseignants et le personnel éducatif face à la multiplication de ce type d’incidents.
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Y a t’il au moins un décret semblable pour les forces de l’ordre ?
Cet incroyable, maintenant les enseignants ne peuvent même plus sanctionnés des élèves sans être menacés de mort! !!
Ça va durer combien de temps? ??
Jusqu’en mai 2027…si Marine est élue.