Marine Tondelier propose d’interdire X avant 2027, dénonçant un algorithme propice aux ingérences étrangères et à la désinformation politique.

Marine Tondelier veut l’interdiction de X avant la présidentielle de 2027
Face à la multiplication des ingérences étrangères ciblant la vie politique française, la candidate écologiste hausse le ton. Dans Libération, elle réclame une sanction radicale contre le réseau social X, qu’elle juge responsable d’une désinformation structurelle et quotidienne.
Une menace d’ingérence jugée croissante pour 2027
Les Écologistes alertent depuis plusieurs mois sur un risque d’ingérence étrangère inédit pour la prochaine élection présidentielle. Plusieurs personnalités politiques ont déjà été visées par des opérations similaires lors de récentes campagnes électorales, sans qu’un impact électoral majeur n’ait pour l’instant été mesuré.
Mais pour la secrétaire générale des Écologistes, l’absence d’effet immédiat ne doit pas rassurer. Elle estime que la menace pourrait s’intensifier fortement à l’approche de 2027, notamment en provenance de la Russie et de certains courants de l’extrême droite américaine.
X, un « algorithme pipé » selon la candidate
Au-delà des campagnes de désinformation organisées depuis l’étranger, c’est le fonctionnement même du réseau X qui inquiète la candidate. Selon elle, l’algorithme de la plateforme constitue une forme d’ingérence continue, bien plus impactante que les opérations ponctuelles, car il façonne en permanence le débat public.
Elle dénonce également le système de notes censées vérifier les publications, qu’elle juge devenu lui-même vecteur de fake news. Des contenus scientifiquement établis, notamment sur les questions climatiques, seraient ainsi systématiquement remis en cause sur la plateforme.
Une interdiction envisagée comme sanction
Pour la candidate, il devient nécessaire d’appliquer strictement le cadre européen du Digital Service Act (DSA) et de sanctionner les plateformes qui ne coopèrent pas suffisamment face à la désinformation. Une interdiction temporaire de X pendant la période électorale, en cas d’ingérences avérées, serait selon elle une réponse proportionnée à un outil qu’elle considère non plus comme une simple plateforme, mais comme un véritable média disposant d’une ligne éditoriale.
Une présence politique jugée incontournable malgré tout
Si elle a personnellement désinstallé l’application, la candidate reconnaît la difficulté pour un responsable politique de se retirer totalement de X, devenu un outil de travail structurant pour les journalistes et les équipes de campagne. Elle assure toutefois maintenir une veille via son équipe, sans y être personnellement active.
D’autres pistes pour protéger le débat démocratique
Au-delà de X, les Écologistes proposent une loi anti-concentration des médias inspirée du modèle norvégien, limitant la détention de titres de presse, de télévision et de radio nationaux par un même groupe. Le programme présenté en juillet prévoit également un renforcement des moyens de l’audiovisuel public et un soutien à la digitalisation de la presse régionale.
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La rainette devrait retourner dans sa mare
On peut aussi interdire la tondelière!
il faudrait aussi commencer par interdire tous les médias vu comment ils aimes transformer les vérités et mensonges pour les rendre acceptables.