Ivres dans le train Paris-Granville, un couple de Parisiens condamné à deux mois de prison avec sursis pour exhibition sexuelle devant un adolescent.

Acte sexuel dans le train Paris-Granville : un couple de Parisiens condamné à Coutances
Absents à leur audience, un homme de 35 ans et une femme de 49 ans, tous deux domiciliés à Paris, ont été condamnés mardi 3 novembre 2026 par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche). Ils étaient poursuivis pour un acte sexuel dans un lieu public, après une scène survenue à bord d’un train Paris-Granville le 6 juin 2026.
Une scène signalée dans un train à destination de Granville
Le 6 juin 2026, un adolescent de 17 ans a été témoin d’une scène à caractère sexuel entre deux passagers du train Paris-Granville. Il s’agissait d’une fellation, rapporte Ouest-France. Le jeune homme a filmé une partie de la scène, qu’il décrit comme « fugace ». Il s’est dit « choqué ».
Le couple, en état d’ivresse, a été interpellé en gare de Granville.
Des explications données lors de l’audition
Lors de son audition, la femme de 49 ans a reconnu un « dérapage » dû à l’alcool. Son compagnon a expliqué qu’il était « euphorique », car il n’était pas parti en vacances depuis sept ans. Il a regretté des « bêtises ».
Un procès sans les prévenus
Renvoyés devant le tribunal correctionnel de Coutances, l’homme et la femme ne se sont pas présentés à l’audience. L’avocat de la prévenue a expliqué cette absence par la honte : sa cliente, a-t-il dit, « a extrêmement honte ».
Le représentant du ministère public a vu dans cette absence un refus d’assumer leurs responsabilités. Il a rappelé qu’un train est un lieu public. L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public constitue selon lui une infraction pénalement répréhensible.
Des réquisitions plus lourdes que la peine prononcée
Le parquet a requis la même peine contre les deux prévenus, dont les casiers judiciaires étaient vierges :
• quatre mois d’emprisonnement avec sursis simple ;
• un stage de citoyenneté ;
• l’inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
Le tribunal a finalement prononcé une peine moindre. Il a condamné le couple à deux mois d’emprisonnement avec sursis simple. Il lui a aussi ordonné de verser 300 euros au titre du préjudice moral à l’adolescent, qui s’était constitué partie civile.
(Merci Alex CABERO)
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