À Brest, un père de cinq enfants, incarcéré lundi pour le meurtre de sa compagne, s’est suicidé dans sa cellule quelques heures après sa mise en examen. Il avait reconnu les faits et conduit les enquêteurs jusqu’au corps de la victime.

Féminicide à Quimper : le meurtrier présumé se suicide en cellule quelques heures après son incarcération
Le drame a pris une autre tournure ce lundi 21 juillet. Selon les informations de La Provence, un homme de 50 ans, père de cinq enfants, s’est donné la mort dans sa cellule de la maison d’arrêt de Brest, quelques heures seulement après avoir été écroué pour le meurtre de sa compagne. Le parquet de Brest a confirmé les faits ce mardi matin, précisant que l’hypothèse du suicide est privilégiée à ce stade de l’enquête.
Une disparition qui vire à l’aveu
L’homme s’était présenté vendredi dernier au commissariat de Quimper pour signaler la disparition de sa compagne âgée de 46 ans, mère de leurs cinq enfants. Rapidement placé en garde à vue samedi pour “arrestation, enlèvement et séquestration”, il a finalement avoué avoir tué son épouse, puis dissimulé son corps dans un bois. Les enquêteurs ont localisé le corps de la victime dimanche soir, grâce à ses indications.
Mis en examen pour meurtre sur conjoint
Présenté lundi à un juge d’instruction à Brest, le quinquagénaire a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation :
Meurtre sur conjoint, atteinte à l’intégrité d’un cadavre, modification de scène de crime.
Il a ensuite été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès. Mais quelques heures plus tard, il a été retrouvé mort dans sa cellule. Une enquête judiciaire a été ouverte pour confirmer les circonstances du décès, même si la piste du suicide est largement retenue.
Un féminicide de plus en France
Ce nouveau féminicide s’inscrit dans une lignée dramatique qui ne faiblit pas. En 2024, 137 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, selon un recensement de l’Inter Orga Féminicides (IOF), collectif d’associations mobilisées contre les violences sexistes et sexuelles.
Une tragédie familiale doublement dramatique
L’affaire laisse derrière elle cinq enfants orphelins de leurs deux parents. Le suicide du mis en cause, bien qu’il mette un terme aux poursuites judiciaires, soulève des questions sur la prise en charge psychologique des personnes fraîchement incarcérées pour des faits aussi lourds, mais aussi sur la prévention du suicide en milieu carcéral.
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