À Talmont-Saint-Hilaire, un camp illicite de caravanes cause 35 000 € de dégâts à un collège neuf. Le maire porte plainte. La facture revient aux contribuables.

Talmont-Saint-Hilaire : un camp illicite de caravanes laisse 40 000 euros de dégâts sur son passage
En moins de 24 heures, douze caravanes installées illégalement près d’un collège flambant neuf de Vendée ont causé entre 35 000 et 40 000 euros de préjudice. Coupures électriques, matériel informatique hors service, terrain de football saccagé : le maire de Talmont-Saint-Hilaire a porté plainte. C’est le contribuable qui risque de payer la note.
Un réveil difficile pour la commune vendéenne
Le dimanche 14 juin 2026, les autorités de Talmont-Saint-Hilaire, commune de Vendée, ont découvert qu’une douzaine de caravanes s’étaient installées sans autorisation sur le terrain de football municipal, à proximité immédiate du collège de la ville. La principale de l’établissement a été la première à alerter le maire, Maxence de Rugy, qui a immédiatement mobilisé la police municipale et la gendarmerie.
Grâce au faible nombre d’occupants, les forces de l’ordre ont pu obtenir le départ des véhicules en moins d’une journée. Mais le mal était fait.
Le collège neuf en première ligne
Les caravanes s’étaient raccordées illégalement au réseau électrique communal, provoquant un court-circuit généralisé dans les installations du collège, inauguré tout juste un an auparavant. Les conséquences ont été immédiates et multiples : des denrées alimentaires stockées dans l’établissement ont dû être jetées, et plusieurs équipements informatiques sont tombés en panne.
Le terrain de football attenant n’a pas été épargné. Selon le maire, la pelouse et le sol ont été tellement endommagés qu’il faudra d’importants travaux de nivellement avant de pouvoir l’utiliser à nouveau.
Une facture salée pour les finances publiques
Le préjudice global est estimé par la municipalité entre 35 000 et 40 000 euros. Une plainte a été déposée et les numéros de plaques d’immatriculation des véhicules impliqués ont été relevés par les forces de l’ordre, ouvrant la voie à d’éventuelles poursuites.
Le maire ne cache pas son amertume : la commune dispose pourtant de deux aires d’accueil dédiées aux gens du voyage. Ces équipements sont, selon lui, régulièrement ignorés par les occupants, qui invoquent diverses raisons pour justifier leur refus de s’y installer. « Tout est prétexte pour ne pas respecter les règles », déplore l’élu, qui s’inquiète du poids financier que cette affaire fera peser sur les administrés : « Ce sont toujours les mêmes qui payent. »
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