À Mantes-la-Jolie, des individus filment les plaques d’immatriculation de véhicules de policiers à leur sortie du commissariat. Une pratique inquiétante perçue comme une tentative d’intimidation ciblée, dans un climat de harcèlement croissant.

Intimidation à Mantes-la-Jolie : des policiers filmés et traqués à la sortie du commissariat
Mantes-la-Jolie (Yvelines) – Selon les informations de Valeurs actuelles, la pression monte autour du commissariat local. Depuis plusieurs mois, des individus filment les plaques d’immatriculation des véhicules personnels des policiers à leur sortie du commissariat de Mantes-la-Jolie, avant de les diffuser sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle forme de harcèlement, inédite dans la commune, alarme les forces de l’ordre et renforce les tensions déjà palpables dans la zone.
Trois individus déjà mis en cause pour des vidéos ciblées
Selon une source policière relayée par Valeurs actuelles, trois affaires distinctes ont déjà été recensées :
En janvier, Abou B., 19 ans, publie sur Snapchat une vidéo ciblant le véhicule d’un fonctionnaire. L’enquête révèle qu’elle était destinée à Mounir B., 22 ans. En mai, Mehdi B., 20 ans, est interpellé pour des faits similaires. Il est incarcéré pour avoir violé une interdiction judiciaire de paraître à Mantes-la-Jolie, imposée dans le cadre de son contrôle judiciaire. En juillet, Adame F., 21 ans, est surpris en train de filmer alors qu’il circule à trottinette. Il est également trouvé porteur de résine de cannabis. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Escalade de la violence : jets de pierres contre un policier
Un quatrième incident, plus préoccupant encore, s’est produit le 22 juin. Un fonctionnaire de police a été pris pour cible par des jets de pierres en sortant du commissariat. L’un des auteurs, un mineur de 12 ans, a été interpellé sur le fait par la victime elle-même et remis à ses parents.
Un climat de harcèlement croissant
Selon des agents en poste, ces événements traduisent un climat de harcèlement organisé, qui va au-delà de simples provocations. Le commissariat de Mantes-la-Jolie se trouve dans une zone déjà sous tension, avec des agressions récentes visant des surveillants pénitentiaires et plusieurs procédures judiciaires encore en cours en lien avec l’attentat de Magnanville.
Une menace pour les policiers et leurs familles
Une note des services de renseignement met en garde contre la diffusion de ces images, qui pourraient permettre l’identification des domiciles des fonctionnaires par l’intermédiaire de relais dans certains garages automobiles. Les syndicats de police évoquent une atteinte grave à la sécurité des agents et de leurs proches, dans un contexte de radicalisation des comportements anti-police.
Une réponse attendue de l’État
Face à cette montée en pression, les policiers de Mantes-la-Jolie réclament une réaction ferme des autorités, tant sur le plan judiciaire que sécuritaire, notamment en matière de protection des identités et de sécurisation des abords du commissariat.
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