À Nice, l’autopsie du streameur Jean Pormanove, décédé en direct lors d’un live, a conclu à l’absence de lésions traumatiques et de lien avec l’intervention d’un tiers. Des analyses complémentaires toxicologiques et médicales sont en cours pour préciser les causes exactes de sa mort.

Selon les informations d’Ici Azur, le parquet de Nice a communiqué ce jeudi 21 août les premiers résultats de l’autopsie réalisée sur le corps du streameur Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, décédé lundi à Contes (Alpes-Maritimes) lors d’un live diffusé sur la plateforme Kick.
Aucune origine traumatique
Selon les conclusions des médecins légistes, le décès du streameur de 46 ans « n’a pas d’origine traumatique et n’est pas lié à l’intervention d’un tiers ». L’autopsie a mis en évidence l’absence de lésions internes ou externes graves pouvant expliquer la mort. Seules quelques ecchymoses anciennes, notamment sur les jambes, ont été relevées.
Les causes probables seraient donc médicales et/ou toxicologiques. Des analyses complémentaires, toxicologiques et anatomopathologiques, ont été ordonnées pour confirmer cette hypothèse.
Des antécédents médicaux évoqués
L’enquête a révélé que Raphaël Graven avait connu des problèmes cardiaques lors d’une anesthésie en Turquie en 2024 dans le cadre d’une intervention dentaire. Par ailleurs, il suivait un traitement médical lié à la glande thyroïde. Ces éléments pourraient contribuer à expliquer son décès.
Une personnalité controversée du streaming
Ancien militaire, originaire de Woippy (Moselle), Jean Pormanove s’était fait connaître pour ses vidéos diffusées en direct où il apparaissait soumis à des violences et humiliations infligées par d’autres participants, connus sous les pseudos Narutovie et Safine.
En décembre 2024, un article de Mediapart avait déjà alerté sur ces dérives et les violences subies par le streameur.
Une enquĂŞte toujours en cours
La justice a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, parallèlement à une enquête préliminaire confiée à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et à l’office anti-cybercriminalité.
La vidéo de son dernier live, montrant Jean Pormanove inanimé sous une couette, a largement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant une vive émotion et relançant le débat sur les dérives du streaming extrême.
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