Cinq mineurs ont tendu un guet-apens à Nantes à un homme de 25 ans attiré via Snapchat. Présentés à un juge, ils sont mis en cause pour violences en réunion et avec arme.

Nantes : cinq mineurs déférés après avoir attiré et tabassé un homme dans un guet-apens via Snapchat
Un homme de 25 ans a été sévèrement agressé à Nantes samedi 16 mai après avoir été attiré dans un piège tendu sur Snapchat. Cinq adolescents âgés de 15 à 17 ans, qui se présentaient comme des « justiciers anti-pédophiles », ont été interpellés et présentés ce lundi à un juge pour enfants.
Une mise en scène orchestrée sur les réseaux sociaux
Tout commence sur Snapchat. La victime, un jeune homme de 25 ans, croit prendre rendez-vous avec une adolescente de 16 ans dans un jardin longeant la route de Saint-Joseph, dans le quartier nantais de Ranzay. À son arrivée sur les lieux, il ne trouve pas la jeune fille attendue, mais cinq adolescents qui l’attendaient de pied ferme.
La scène tourne rapidement à la violence. L’homme est roué de coups par le groupe, relate Cnews. L’agression, d’une particulière brutalité, aurait pu avoir des conséquences encore plus graves, selon les informations confirmées par le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy.
Des « justiciers » vite identifiés grâce à la vidéosurveillance
Les caméras d’un tabac-presse situé à proximité ont permis aux enquêteurs d’identifier rapidement les cinq mis en cause. Interpellés dans la foulée, les adolescents ont mis en avant un mobile de prétendue justice populaire, se posant en défenseurs contre la pédocriminalité.
Une justification que le parquet de Nantes balaie d’un revers de main. Selon le procureur, « le motif de “se faire du pédophile” semble être prétexte à commettre des violences ». Autrement dit, le discours justicier aurait servi de couverture à un passage à tabac prémédité.
Déférés devant un juge pour enfants
Les cinq mineurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été présentés ce lundi 18 mai à un juge pour enfants. Ils sont mis en cause pour violences en réunion et avec arme, des chefs d’accusation particulièrement graves dans le cadre de la justice des mineurs. La suite de la procédure dépendra désormais des décisions du magistrat.
Cette affaire relance le débat sur la prolifération des groupes se réclamant de la « justice anti-pédophile » sur les réseaux sociaux, dont les méthodes expéditives et la légalité sont régulièrement remises en question par les autorités judiciaires.
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