Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, a reconnu avoir utilisé sa voiture de fonction pour se rendre en vacances à Turin. Après un accident, il a sollicité un chauffeur de la préfecture pour rentrer en France. La CGT dénonce un usage abusif des moyens de l’État.

Un voyage en Italie qui fait polémique
Le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, est au cœur d’une controverse. Début mai, selon les informations de RTL, il s’est rendu à Turin, en Italie, à bord de sa voiture de fonction. Victime d’un accident lors de ce déplacement privé, il a ensuite fait appel à un véhicule avec chauffeur de la préfecture pour regagner son domicile au Puy-en-Velay avec son épouse, depuis Modane (Savoie).
Face aux critiques, le préfet a reconnu les faits et assuré avoir présenté ses regrets par courriel aux agents de la préfecture, évoquant un « manque de discernement ».
Les accusations de la CGT
La CGT du ministère de l’Intérieur a vivement dénoncé ces pratiques dans un tract. Le syndicat dénonce l’utilisation des moyens publics par le corps préfectoral à des fins personnelles, mentionnant notamment la mise à disposition d’un véhicule pour le fils du préfet.
« Nous devions aller chercher une personne à la gare mais, pris par mes obligations professionnelles, j’ai sollicité la préfecture pour mettre un véhicule à disposition de mon fils », s’est justifié Yvan Cordier.
Dans son texte, intitulé « Austérité pour les agents, pas pour les autorités », la CGT souligne le contexte budgétaire contraint, rappelant que l’État prévoit 44 milliards d’euros d’économies, dont 4,8 milliards pour son propre fonctionnement.
Le préfet plaide la bonne foi
Yvan Cordier affirme avoir agi « sans intention de violer une règle », se référant à son expérience passée : « Dans un département du Nord, il m’était arrivé en toute régularité d’aller en Belgique avec ma voiture de fonction. Mais cette fois, je n’ai pas relu une circulaire de 2010 » qui limite cette possibilité aux départements frontaliers.
Le préfet indique avoir pris en charge personnellement les frais de rapatriement et insiste sur le fait que le corps préfectoral bénéficie d’un droit d’utilisation privée des véhicules de fonction, considérés comme un avantage en nature déclaré fiscalement.
Concernant d’éventuelles suites disciplinaires, il précise que la décision appartiendra au secrétariat général du ministère de l’Intérieur.
(Merci Rudy van Cappellen)
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C’est une voiture de fonction avec une assurance supplĂ©mentaire, pourquoi pas. Mais la CGT, qui use et abuse dans tous les domaines, c’est Ă mourir de rire,elle qui dĂ©truit la France, et qui reçoit des subventions,issues de nos impĂ´ts.
Je pense qu’il y en a bien d’autres qui font pareil voir plus….
Mais ce qui me fait rire, c’est la dĂ©nonciation de la CGT…. Ils se sont regardĂ©s ?? Et eux ils font quoi ?? Ils utilisent bien les subventions reçues pour dĂ©truire notre pays !! C’est Ă©cĹ“urant….
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais….