Après l’attaque au couteau qui a fait cinq blessés à Marseille, la Tunisie condamne la mort de l’assaillant, abattu par la police, qu’elle qualifie de « meurtre injustifié ». Tunis exige une enquête rapide et convoque le chargé d’affaires français.

Un communiqué diplomatique ferme
Selon les informations de BFMTV, le ministère tunisien des Affaires étrangères a vivement réagi après l’attaque survenue à Marseille le mardi 2 septembre. Dans un communiqué publié le lendemain, Tunis dénonce le « meurtre injustifié » de son ressortissant Abdelkader Dibi, 35 ans, tué par la police française après avoir blessé cinq personnes à l’arme blanche dans le centre-ville.
La Tunisie a convoqué le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de France à Tunis afin d’exprimer sa « vive protestation » et a exigé l’ouverture rapide d’une enquête sur les circonstances de la mort de l’assaillant. Le ministère a précisé qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires pour préserver les droits du défunt et ceux de sa famille ».
Le « périple criminel » de l’assaillant
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’attaque a débuté peu après l’expulsion d’Abdelkader Dibi d’un hôtel pour défaut de paiement. L’homme s’est alors lancé dans une errance violente, poignardant plusieurs passants avant de se diriger vers le Vieux-Port, armé de deux couteaux et d’une barre de fer.
D’après le procureur de Marseille, Nicolas Bessonne, l’individu a menacé une patrouille de policiers en civil alertés par les témoins. Malgré les sommations, il aurait avancé vers eux, contraignant les fonctionnaires à ouvrir le feu à six reprises. Touché à cinq reprises, l’assaillant est décédé sur place malgré l’intervention des secours.
Profil d’un homme instable et violent
Le parquet a indiqué qu’Abdelkader Dibi ne présentait pas de signes de radicalisation islamiste. En revanche, il souffrait de troubles psychiatriques, était connu pour sa violence et ses addictions à la cocaïne et à l’alcool. En 2023, il avait été condamné à La Rochelle pour violences avec arme contre un membre de sa famille.
Des tensions diplomatiques Ă suivre
Alors que l’enquête judiciaire se poursuit à Marseille, la prise de position des autorités tunisiennes risque de tendre les relations entre Paris et Tunis. La France défend la légitime intervention de ses forces de l’ordre, tandis que la Tunisie insiste sur le caractère « injustifié » de la mort de son ressortissant.
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Bravo à la police…soutien total..