À Valence, un étudiant suisse a été enlevé et séquestré trois jours par un commando réclamant 300.000 € en cryptomonnaies. La gendarmerie a libéré la victime, blessée au cutter, et interpellé sept suspects, dont deux mineurs.

Un guet-apens lié aux cryptomonnaies
Selon les informations de RTL, les 30 et 31 août derniers, un rapt ultraviolent a eu lieu à Valence (Drôme). La victime, un étudiant suisse, s’était rendue à un rendez-vous sous un prétexte encore flou. Sur place, il est tombé dans un guet-apens tendu par plusieurs malfrats.
Le jeune homme a été enlevé puis séquestré durant trois jours. Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’était pas la cible initiale : les ravisseurs visaient en réalité l’un de ses amis, soupçonné de détenir une fortune en cryptomonnaies.
Une rançon de 300.000 € exigée
Dès le lendemain, les malfaiteurs ont pris contact avec leur véritable cible et ont exigé une rançon de 300.000 euros. Pour prouver leur détermination, ils ont envoyé une vidéo de l’otage, visiblement malmené.
Face à la gravité de la situation, la gendarmerie a mobilisé des moyens exceptionnels :
150 militaires, dont 50 membres du GIGN, des experts en cybercriminalité de l’UNPJ, ainsi que des spécialistes en analyses scientifiques de l’IRCGN.
Une libération sous haute tension
Le 31 août au petit matin, trois membres du commando, dont un mineur, ont été arrêtés dans un snack. Ces premières interpellations ont permis de remonter jusqu’à une maison proche de la gare TGV de Valence, où était retenu l’otage.
Lors de l’assaut du GIGN, l’étudiant suisse a été découvert ligoté, blessé au cutter et profondément marqué par ses trois jours de captivité. Selon des sources proches du dossier, il a confié à ses sauveteurs : « Je me suis vu mourir. »
Sept suspects écroués
Au total, sept suspects, dont deux mineurs, ont été interpellés et présentés à un juge d’instruction de la JIRS de Lyon. Ils ont été mis en examen pour enlèvement, séquestration en bande organisée, extorsion avec arme et association de malfaiteurs. Tous ont été placés en détention provisoire.
Une vague inquiétante de rapts liés à la crypto
Cet enlèvement n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, les rapts visant des entrepreneurs ou détenteurs de cryptomonnaies se multiplient en France.
En janvier, David Balland, cofondateur de Ledger, avait lui aussi été enlevé. En mai, une autre tentative de kidnapping avait été déjouée à Paris.
Selon les enquêteurs, ces affaires seraient liées à des réseaux structurés, certains commanditaires opérant même depuis l’étranger. Ce nouveau rapt à Valence montre qu’une criminalité émergente s’organise autour de la “crypto-fortune”.
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La crypto, semble intĂ©resser la pègre, ce qui m’Ă©tonne, c’est le nombre d’agression, comment, ces ordures obtiennent-elles, si facilement ces renseignements, sur leurs futures victimes ? C’est peut-ĂŞtre la dessus qu’il faudrait se pencher.