Au Salvador, 28 membres du gang El Gremio écopent de peines allant jusqu’à 1 048 ans de prison pour narcotrafic et blanchiment d’argent.

Salvador : des membres du gang El Gremio condamnés à plus de 1 000 ans de prison
Un tribunal salvadorien vient de prononcer de nouvelles peines colossales à l’encontre de membres présumés d’un gang criminel, dans le cadre de la vaste offensive sécuritaire menée par le président Nayib Bukele depuis 2022.
Des peines qui dépassent l’entendement
Un tribunal du Salvador a condamné 28 membres d’un gang connu sous le nom d’« El Gremio » à des peines de prison allant jusqu’à 1 048 ans, rapporte Le Parisien. Ces individus étaient poursuivis pour narcotrafic, blanchiment d’argent et association illicite.
Selon les informations communiquées par le parquet sur les réseaux sociaux, deux des accusés ont écopé de 1 048 ans de réclusion chacun, tandis qu’un troisième a été condamné à 1 038 ans. Les peines infligées aux 25 autres membres du gang n’ont, pour l’heure, pas été précisées par les autorités judiciaires.
Une répression tous azimuts contre les gangs
Cette condamnation s’inscrit dans la politique de fermeté mise en œuvre par le président Nayib Bukele depuis 2022. Sous le régime d’exception qu’il a instauré, plus de 90 000 personnes sont aujourd’hui incarcérées dans des prisons de haute sécurité au Salvador.
Cette stratégie répressive vise particulièrement les « maras », ces bandes criminelles qui ont longtemps semé la terreur au sein de la population salvadorienne.
Une série de procès collectifs retentissants
Ce jugement contre El Gremio n’est pas un cas isolé. Mi-juillet, le procès collectif de 485 membres du gang Mara Salvatrucha s’est achevé, avec des réquisitions se chiffrant également en milliers d’années de prison. Le verdict dans cette affaire reste encore à venir.
En décembre 2025 déjà, la justice salvadorienne avait condamné 248 membres de la Mara Salvatrucha à des peines pouvant atteindre 1 335 ans de prison, pour 43 homicides et 42 disparitions.
Une popularité entachée de controverses
Si Nayib Bukele s’est forgé une image de dirigeant ayant mis fin à la terreur des gangs, sa politique fait l’objet de vives critiques de la part de plusieurs organisations non gouvernementales de gauche. Ces dernières dénoncent notamment près de 500 décès survenus en détention, des actes de torture, des milliers d’arrestations jugées arbitraires, ainsi que des risques importants d’erreurs judiciaires dans le cadre des procès collectifs.
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