Deux détenus de la prison de Moulins-Yzeure ont profité de permissions de sortie pour s’enfuir, l’un vers la Turquie, l’autre vers le Maroc. Tous deux ont été condamnés par contumace pour évasion et font l’objet de mandats d’arrêt.

Deux détenus disparus en pleine permission
La prison de Moulins-Yzeure, réputée pour sa sécurité renforcée, est aujourd’hui au cœur d’une polémique. Selon les informations de La Montagne, deux détenus ont réussi à s’évader en 2023, non pas en escaladant les murs ou en organisant une mutinerie, mais en profitant tout simplement d’une permission de sortie accordée par la justice.
Leur cavale, désormais internationale, illustre les failles d’un système pénitentiaire où certains condamnés parviennent à tromper la vigilance des autorités.
Kazim Genc : envol vers la turquie
Le premier, Kazim Genc, 45 ans, purgeait une peine de 25 ans de réclusion criminelle pour assassinat. Sa libération conditionnelle n’était envisageable qu’en 2033. Décrit par les surveillants comme un détenu discret et solitaire, il a profité d’une permission exceptionnelle, le 8 mars 2023, censée lui permettre d’ouvrir un compte bancaire.
Au lieu de cela, il a pris un avion direction la Turquie, pays dont il possède également la nationalité. Malgré les réticences des autorités turques à collaborer, celles-ci ont confirmé son arrivée le jour même. Sa femme et ses deux enfants l’y auraient rejoint.
Condamné par contumace à trois ans de prison supplémentaires pour évasion, il fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Jalal Nemma : cap sur le Maroc
Le second fugitif, Jalal Nemma, avait été condamné pour vols aggravés, recel, association de malfaiteurs et violences en bande organisée dans un contexte de trafic de stupéfiants. Le 28 juillet 2023, il bénéficiait d’une permission de sortie dans le cadre d’une formation.
Mais au lieu de réintégrer sa cellule, il a pris la fuite. D’après une jeune femme rencontrée sur internet, qui devait le raccompagner à Lyon, il l’a plantée au dernier moment avant de disparaître. Elle n’aura plus que des insultes pour dernier contact. Au téléphone, il lui aurait lancé : « Je suis au Maroc, allez tous vous faire… ».
Le 10 septembre 2025, le tribunal l’a condamné par défaut à trois ans de prison pour évasion et un mandat d’arrêt a été émis à son encontre.
Une double fuite qui embarrasse l’administration pénitentiaire
Ces deux affaires mettent en lumière la difficulté pour l’administration à concilier droits des détenus et impératifs de sécurité. Si les permissions de sortie sont encadrées et visent à préparer la réinsertion, elles représentent aussi une opportunité pour des condamnés déterminés de disparaître hors des radars.
Pour l’heure, Kazim Genc et Jalal Nemma restent introuvables. Leur cavale internationale continue de mobiliser les autorités judiciaires françaises, mais leur extradition semble incertaine au vu des pays concernés.
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Génial il ne faut plus les laisser rentrer on sera quitte de les nourrir deux racailles en moins surtout détruire les passeports et ne plus en refaire, surveiller les employés des préfectures beaucoup de trafic.
VoilĂ le rĂ©sultat de donner des permissions, d’emmener ces racailles en balade….
Il ne faut plus qu’ils aient de passeport, interdiction de territoire français.
Il y en a ras le bol de ces racailles