À Marseille, un juge du tribunal correctionnel a été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger » après la découverte du corps en décomposition de sa mère, retrouvé près de vingt jours après son décès.

Un juge marseillais mis en cause dans une affaire glaçante
Fin juin 2025, selon les informations de Paris Match, un magistrat du tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) a été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger ». La décision a été prise par un juge d’instruction d’Aix-en-Provence, saisi pour éviter tout risque de collusion locale. Le magistrat a été placé sous contrôle judiciaire et suspendu de ses fonctions.
Le corps de sa mère retrouvé en décomposition
L’affaire a éclaté le 25 juin, lorsque des voisins d’un immeuble du centre-ville de Marseille, incommodés par une forte odeur, ont alerté les secours. Les marins-pompiers et la police ont découvert dans l’appartement familial le corps d’une femme âgée, en état de décomposition avancée, gisant au pied de son lit.
L’enquête a révélé qu’il s’agissait de la mère du magistrat. D’après les premières constatations, le décès serait survenu au début du mois de juin, soit près de vingt jours avant sa découverte.
Les soupçons qui pèsent sur le magistrat
Selon des éléments révélés par Paris Match et confirmés par le parquet d’Aix-en-Provence, le fils de la défunte, juge unique aux audiences correctionnelles depuis plusieurs années, est soupçonné de ne pas avoir porté assistance à sa mère alors que son état de santé se dégradait.
Lors de son audition, l’intéressé aurait expliqué avoir découvert sa mère tombée de son lit, puis avoir tenté de s’occuper d’elle en la nourrissant et en assurant sa toilette, avant qu’elle ne décède. Il est aussi suspecté de ne pas avoir déclaré son décès dans les jours qui ont suivi, laissant la dépouille dans l’appartement jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre.
Réactions institutionnelles
Contacté par la presse, le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, a confirmé que le magistrat mis en cause « n’exerce plus aucune activité juridictionnelle ». Ses collègues ont repris les audiences correctionnelles qu’il présidait.
L’affaire, jugée particulièrement sensible et dérangeante au sein de l’institution judiciaire, continue d’être instruite à Aix-en-Provence.
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