Après sa condamnation à cinq ans de prison ferme dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy est visé par une plainte déposée par une vingtaine d’avocats pour “outrage à magistrat” et “atteinte à l’autorité de la justice” en raison de ses propos dans le Journal du dimanche.

Une plainte déposée au parquet de Paris
Selon BFMTV, ce mercredi 1er octobre, une vingtaine d’avocats ont saisi le parquet de Paris afin de déposer une plainte contre l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Les griefs portent sur “outrage à magistrat” et “atteinte à l’autorité de la justice”, à la suite de propos tenus dans une interview publiée par le Journal du dimanche (JDD) le 27 septembre, quelques jours après sa condamnation à cinq ans de prison ferme pour “association de malfaiteurs” dans l’affaire libyenne.
Les propos contestés de Nicolas Sarkozy
Dans cet entretien, Nicolas Sarkozy avait estimé que sa condamnation “violait toutes les limites de l’État de droit”, dénonçant également des “pratiques contraires à l’État de droit” et affirmant qu’il ne plierait pas “face au mensonge, au complot et à l’insulte”.
Pour les avocats signataires, ces déclarations ne relèvent pas d’une simple critique judiciaire mais constituent “un acte délibéré de discrédit” visant l’institution judiciaire, de nature à fragiliser la confiance des citoyens envers l’impartialité des juges.
Qui sont les avocats à l’origine de la plainte ?
Cette démarche est portée par Me Jérôme Giusti, avocat pénaliste et fondateur de la “Brigade du droit”, qui agit au nom d’une vingtaine de confrères issus notamment des barreaux de Paris, Caen et Montpellier. Parmi eux figure Jean-Baptiste Soufron, avocat de l’association anticorruption Anticor.
“Tout le monde a le droit de critiquer une décision. Nicolas Sarkozy aussi. Mais il y a une limite : on ne peut pas attaquer de front la justice elle-même”, a déclaré Me Giusti.
Les fondements juridiques
La plainte vise deux incriminations prévues par le Code pénal : l’atteinte à l’autorité de la justice (article 434-25), passible de six mois de prison et 7 500 € d’amende, sanctionnant le fait de jeter publiquement le discrédit sur une décision judiciaire, l’outrage à magistrat (article 434-24), qui punit les offenses envers des juges dans l’exercice de leurs fonctions.
Les avocats estiment également subir un préjudice “moral et professionnel”, considérant qu’en affaiblissant l’autorité des magistrats, ces propos portent atteinte à l’ensemble de la profession.
Contexte : tensions et menaces contre les magistrats
Depuis la condamnation de Nicolas Sarkozy, les magistrats ayant rendu le jugement, dont la présidente du tribunal Nathalie Gavarino, font l’objet de menaces de mort. Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes distinctes. Laure Beccuau, procureure de Paris, a dénoncé le 30 septembre sur BFMTV “un déchaînement haineux” visant les juges.
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Je soutien totalement Nicolas Sarkozy. La justice est complètement politisée à gauche. Des juges qui participent à des manifestations ne peuvent pas être neutres. Mais quoi qu’il en soit, c’est le peuple qui aura le fin mot !
Je n’aime pas Sarkosi,mais ces avocats n’ont rien d’autre Ă faire ?? Sarko Ă Ă©tĂ© linchĂ© par la justice ,on ne peut pas le comprendre autrement.
Il est l’ennemi des FDO. Son gauchisme ne doit pas tout excuser!