Une femme de 29 ans est mise en examen à Paris pour « abus de faiblesse ». Elle est soupçonnée d’avoir tenté de s’emparer des 30 millions d’euros de son mari septuagénaire, ancien PDG d’une marque de prêt-à -porter, rencontré via l’application Tinder.

Une enquĂŞte pour abus de faiblesse ouverte Ă Paris
L’affaire met en lumière une histoire d’amour aux allures de machination financière. Le 26 septembre 2025, une jeune femme de 29 ans a été mise en examen à Paris pour « abus de faiblesse ».
Comme le relate Le Parisien, elle est soupçonnée d’avoir cherché à s’approprier la fortune estimée à 30 millions d’euros de son mari, Jacques D., ancien styliste et patron d’une marque de prêt-à -porter féminine. L’instruction judiciaire, ouverte récemment, pourrait s’étendre sur plusieurs mois.
Une rencontre sur Tinder qui vire au soupçon
Tout débute en 2019. À 72 ans, Jacques D., installé dans le XVIᵉ arrondissement de Paris, fait la connaissance de Chaimae, alors étudiante en commerce âgée de 24 ans, via l’application de rencontres Tinder.
Rapidement, la jeune femme s’installe à son domicile. Selon des proches, elle l’aurait progressivement isolé de sa famille. En 2024, le couple se marie discrètement.
La plainte des filles du millionnaire
En 2022, les filles de Jacques D. déposent plainte, estimant que leur père est manipulé par sa nouvelle épouse. Selon leur version, la jeune femme aurait tenté, avec la complicité d’un tiers, de détourner la fortune familiale à travers des montages financiers et la création d’une société-écran.
Les soupçons portent également sur des assurances-vie et des transferts d’argent suspects vers l’étranger.
L’enquête de la brigade financière
À l’été 2025, la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) reprend le dossier. Les enquêteurs constatent une dégradation des capacités cognitives du septuagénaire et relèvent plusieurs tentatives de prise de contrôle de ses comptes bancaires par son épouse.
Le 24 septembre 2025, une opération est menée au domicile parisien du couple, en présence d’un médecin gériatre. La jeune femme est interpellée et placée en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de la porte de Clichy. Des documents compromettants sont saisis. Jacques D. est examiné par le médecin avant d’être confié aux soins de sa fille.
Une mise en examen mais une liberté sous contrôle judiciaire
Lors des auditions, la suspecte nie fermement les accusations et affirme n’avoir commis aucune manœuvre frauduleuse. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contacter son mari et de se rendre à son domicile.
Si les faits sont confirmés, elle encourt jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. L’instruction se poursuivra avec une expertise médicale et de nouvelles auditions.
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Si maintenant les femmes s’y mettent…