Un policier de la DSPAP a été interpellé à Achères (Yvelines) après avoir tiré à plusieurs reprises avec une arme airsoft depuis son balcon, entraînant le confinement de l’école élémentaire Joliot-Curie. Il affirme ne pas avoir mesuré la peur provoquée par ses tirs.

Vent de panique à Achères
Ce vendredi 10 octobre, une vive inquiétude a gagné la commune d’Achères, dans les Yvelines. Vers 11 heures, selon les informations du Parisien, la directrice de l’école élémentaire Joliot-Curie a donné l’alerte après avoir aperçu un individu tirer à plusieurs reprises avec une arme longue depuis le balcon de son logement, situé à proximité de l’établissement.
Par mesure de précaution, les élèves des écoles maternelle et élémentaire Joliot-Curie ont été immédiatement confinés dans leurs classes ou dans des zones de sécurité, tandis qu’un important dispositif policier était déployé autour du périmètre.
Le tireur était un policier
L’homme à l’origine des tirs a été interpellé sans résistance environ une heure plus tard à son domicile. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’un gardien de la paix affecté à la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), dans le XIIᵉ arrondissement de Paris.
L’arme utilisée, une réplique airsoft tirant des billes en plastique, a été retrouvée sur place. Le fonctionnaire a été placé en garde à vue. D’après ses premières déclarations, il n’aurait pas réalisé l’impact de ses gestes ni la panique suscitée par le bruit des détonations.
Une source policière précise toutefois que les tirs n’étaient pas dirigés vers l’école, mais effectués en l’air.
Fin du confinement et émotion parmi les parents
Le confinement a été levé vers midi, permettant aux élèves de regagner la cantine ou leurs parents. Les cours ont repris normalement dans l’après-midi. La mairie d’Achères, qui compte près de 22 000 habitants, a indiqué dans un communiqué que quatre psychologues de l’Éducation nationale avaient été dépêchés sur place pour soutenir les enfants et le personnel éducatif.
L’incident a provoqué une forte émotion parmi les familles.
« Nous avons rapidement appris qu’il s’agissait d’une arme à billes et non d’une arme réelle, ce qui a un peu rassuré », confie un père d’élève.
D’autres parents ont toutefois exprimé leur incompréhension face au manque d’informations : « Je n’étais au courant de rien, c’est choquant d’apprendre cela par la presse », réagit une mère.
Une enquĂŞte interne
Le parquet de Versailles a été saisi des faits. Une enquête interne pourrait également être ouverte par la préfecture de police de Paris afin d’examiner le comportement du fonctionnaire.
Cet incident, bien que sans blessé, soulève à nouveau la question de la responsabilité des détenteurs d’armes répliques et des réactions face à des situations perçues comme des menaces aux abords des établissements scolaires.
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Joueur d’airsoft depuis des années c’est la base : on ne sort pas sa réplique en ville et encore moins tirer avec ! Quel imbécile.