Une avocate pénaliste de Rouen, soupçonnée d’avoir renseigné un réseau de trafiquants de drogue, a été incarcérée. Déjà citée dans l’affaire Amra, elle aurait franchi la ligne rouge, fascinée par le milieu qu’elle défendait.

Une chute vertigineuse dans le monde du crime organisé
Selon les informations du Parisien, une avocate pénaliste du barreau de Rouen (Seine-Maritime) a été placée en détention provisoire le vendredi 10 octobre, après sa mise en examen dans un vaste dossier de trafic de stupéfiants instruit par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille.
Selon les enquêteurs, Me Mathilde S. aurait, à plusieurs reprises, transmis des informations sensibles à des trafiquants sur l’avancée d’une procédure en cours, en lien avec des go-fast entre l’Espagne et la Normandie. Lors de la perquisition à son domicile, les policiers ont saisi 14 000 euros en espèces.
Une avocate déjà connue de la justice
Ce n’est pas la première fois que le nom de cette avocate, qui a prêté serment en 2016, apparaît dans un dossier criminel. Cette année, elle avait déjà été citée dans l’enquête sur l’évasion spectaculaire de Mohamed Amra, surnommé “La Mouche”.
Sous le pseudonyme de Roxane, elle échangeait clandestinement avec Jean-Charles P., un proche du fugitif considéré comme son mentor. Dans ces conversations, elle livrait des détails confidentiels sur des perquisitions en cours et mettait en garde son interlocuteur :
« Faites attention… Je pense qu’ils font sonoriser les cellules. »
Ces échanges avaient déjà suscité des interrogations chez les enquêteurs.
“Elle est tombée amoureuse d’un client impliqué dans les stups”
Au palais de justice de Rouen, certains confrères affirment que la dérive de Mathilde S. était redoutée depuis longtemps.
« Tout le monde attendait le jour où elle se ferait interpeller », confie un avocat rouennais. « C’était une excellente pénaliste, investie à 100 %, mais elle s’est peu à peu retrouvée happée par le milieu qu’elle défendait. »
Originaire de Versailles (Yvelines) et mère célibataire d’un petit garçon, elle aurait progressivement dépassé la ligne rouge, fascinée par les voyous qu’elle défendait.
« Elle est tombée amoureuse de l’un de ses clients impliqué dans les stups. À partir de là , tout s’est brouillé chez elle. »
Selon plusieurs sources, elle aurait même ouvert un compte Twitter anonyme pour évoquer sa relation interdite avec un détenu. Sa biographie résumait son état d’esprit :
« Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder, et j’ai cédé. »
Un silence total de la défense
Contactés, ses avocats, Mes Baptiste Buissart et Yves Levano, ont choisi de ne pas commenter cette mise en examen, qui plonge le barreau de Rouen dans la stupeur.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Bravo cette avocate…. Quelle honte pour la profession !!
Ă€ force de dĂ©fendre des racailles, elle est devenue comme eux….
J’espère qu’elle va ĂŞtre radiĂ©e du barreau….